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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 09:00


- Monsieur, ’demaîn …

Je crois te l’avoir déjà dit, mais, te connaissant, ça ne m’étonnerait pas que tu ais déjà oublié. Aussi vais-je me répéter, une fois de plus. Surtout que, répéter, c’est un peu notre mission à nous, les sacerdotés de l’éducation. D’ailleurs, comme disait Robert Plumeau, ancien professeur émérite au collège Bon-Voyage (le bien mal nommé) de Nice : « de la répétition surgira la lumière ». Il a, depuis, abandonné l’enseignement et passe ses journées à boire de la compote à l’aide d’une paille, en comptant les oiseaux et en écoutant Céline Dion.

 

Comme je te l’ai déjà dit, avant de digresser piteusement, « à plus tard », « à ce soir », « à la semaine prochaine », « à un de ces jours » et « au 18 juin à 5h30 », se traduisent en franco-nengone moderne d’une manière unique et indivisible par « à demain ».

C'est-à-dire « ’demaîn », par un effet de contraction / rétraction propre au parler local.
A ne surtout pas confondre avec « à tout à l’heure » (« 'taleur ») qui signifie précisément « au revoir ».

Cela, bien sûr, peut parfois entraîner de légères approximations, pour ne pas dire confusions quant à l’exactitude de certains rendez-vous, mais cela ne perturbe finalement que la centaine de Gadas (Blancs) vivant sur l’île (pour 5 000 kanak), ce qui n’est pas bien grave.

Pour ces derniers, habitants originels, le soleil se lèvera toujours.

Demaîn, si tout va bien.

 

D’après des sources que d’aucun qualifierait de « sûres », l’origine de ce léger laisser-aller calendaire résulterait dans la découpe pour le moins originale du temps qui prévaudrait dans les sociétés mélanésiennes. Ici, pas de saisons, de mois, de semaines de 24 heures et de minutes de sept jours comme partout ailleurs en métropole occidentale, mais un temps rythmé par certains évènements de la vie. Principalement la récolte des ignames et la période des mariages, pour ne pas les citer.

 

Comme je dis souvent, chacun voit demain à sa porte. Mais un match de premier tour de coupe du monde entre la France et le Mexique, sur TNC, qui démarre à 5 mariages et 30 ignames de demain, cela me laisse quand même légèrement dubitatif.

 

En plus de cela, des perturbations linguistiques sont également à déplorer. C’est déplorable.

« Il est arrivé à temps », en plus d’être plus qu’improbable, est intraduisible. C’est « il est arrivé demain » qui s’en rapproche le plus, ce qui induit immédiatement une notion de « plus tard », donc de « une autre fois ». Pareillement, « c’est pas demain la veille » sera avantageusement remplacé par « c’est pas demain demain », tout aussi ridicule.

Quant à l'expression « sur le champ », elle ne doit surtout pas être traduite par « sur l’heure », concept de Gadas. Il faut dire « au champ », lieu par essence intemporel surtout lorsqu’il est rempli d’ignames.

 

Suis-je été bien clair ? Non ? Parfait, je continue.

Demaîn.

 

(A suivre)


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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:00

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Episode précédent

Toutes ces photos ont été prises au hasard de déambulations bucoliques dans les ruelles de Sannenzaka du quartier de Gion Higashi, ainsi que dans le tumulte d’une fête traditionnelle au sanctuaire de Yasaka, à Kyoto. La cadrage serré et le traitement légèrement estompé permettent d’occulter la présence toute proche de nombreux spectateurs, fans et photographes, se bousculant joyeusement de manière indescriptible pour approcher ces véritables rock stars nippones (ni mauvaises, d'ailleurs).

 

D’après les commentaires avisés de Miss Miloko sur ma galerie Flickr, il s’agirait ni plus ni moins que de maiko Miharu, maiko Kanoka et maiko Kanoyumi, ce qui vous en bouche un coin, pas vrai ? Quant à la jeune femme sans maquillage, ce ne serait ni une maiko ni une geisha mais une jolie japonaise qui avait de toutes façons bien sa place dans ce reportage. 

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:00

kyoto 568__

 

Lors de ses études, la maiko (jeune apprentie geisha) accompagne ses aînées dans les maisons de thé, les réceptions et les banquets ce qui lui permet d’apprendre le métier sur le tas sans débourser un rond.

Puis, elle devient une geisha, une dame raffinée  d’excellente compagnie réservée à une clientèle très aisée qui a bien de la chance.

La geisha est passée maîtresse dans l’art de servir le thé sans ébouillanter le monsieur et est capable de résoudre une grille de sudoku force 4 en moins de 5 minutes. Elle danse le bugaku (danse traditionnelle du genre théâtrale) mieux que Shakira le foxtrot andalous et sans jamais mettre en péril sa coiffure aussi raffinée que remontée. De manière plus générale, elle excelle dans les arts traditionnels japonais ce qui peut se révéler fort utile pour impressionner Julien Leppers.

Elle porte un kimono de soie fait main dont le prix peut varier de 12 000 à 23 000 €, ce qui permet de la distinguer sans peine d’un sumotori de 280 kg, et n’hésite pas à s’enduire le visage de maquillage blanc, en signe de distinction.

Femme de goût, elle ne sort que très rarement avec les footballeurs de l’équipe de France.

A suivre...

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 09:00


La coupe du monde de football en Afrique du sud, vue du collège de La Roche...
Après le dialogue constructif entre Nicolas Anelka (surnommé affectueusement Nico par le bon vieux président Escalettes, quelques minutes après l'avoir renvoyé dans son pays) et son entraîneur, c'est l'expulsion injuste du brésilien Kaka, contre la Côte d'Ivoire, qui a marqué les esprits :

Caca il a eu un carton rouge a cause d’un joueur de la cote d’ivoire parce qu’il a donné un coup de coude sur le joueur de la cote d’ivoire apres caca et colère et il et partit au vestière après le but de Fabiano mais après Fabiano a tiré son protège tibia et il a fait montrait au publique mais après le joueur de la cote d’ivoire a chouter son tibia après il est blessé et il et rentrer au vestière pour voir caca :

 

Malgré les apparences (qui sont, tu le sais bien, souvent trompeuses), il s'agit bien d'un article rédigé par un élève du collège. Rien à voir avec le fameux communiqué syndical des joueurs de l'équipe de France qui, lui, a été traduit en français.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 09:00


Après « monsieur, gaz ! », qui a laissé l'ensemble de la communauté éducative, de Maré à Bourgoin-Jallieu, sans voix,  voici maintenant « monsieur, recherche ! ». Où il est prouvé que ces chères petites têtes brunes finiront bien par avoir ma peau…

- Monsieur, recherche !

La dizaine d’autres élèves, qui se presse sans vergogne mais en piaillant à l'entrée du CDI, reprend en chœur :

- Moi aussi, moi aussi !

- Bien ! Installez-vous, les enfants. C’est sur quel sujet, votre recherche ?

- Autonome !

- Hem… Nous disons donc, une recherche autonome. Bien, bien... Et sur quel sujet, cette recherche autonome ?

- Histoire !

- Non, l’histoire, c’est la matière. Quel est le sujet ?

- Géo !

- Non, l'histoire-géo, c’est la MA-TI-ERE. Quel est le SU-JET ?

- Sais pas.

 
  


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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 09:00

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Episode précédent

Yukata (kimono en coton) et sandales (claquettes locales) que l’on chausse dès l’entrée du ryokan complètent la panoplie du parfait petit japonais moyen. Cette dernière est d’ailleurs très pratique pour aller prendre son bain, dans une des deux salles réservées à cet usage (une pour les femmes, une pour les hommes, prière de ne pas être distrait !). Chaque salle est séparée en deux parties distinctes : une première où l’on se lave sous la douche, assis sur un tabouret en plastique, une seconde où l’on se prélasse dans un bassin surchauffé (limite sauna) en posant un regard bucolique sur le petit jardin extérieur et la situation internationale…

 

Calme et sérénité transpirent de ces lieux. A croire que l’esprit zen imprègne même les visiteurs étrangers, par essence occidentalement bruyants et sans gène.

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 09:00

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Au Japon, le ryokan est une auberge traditionnelle, l’équivalent de nos charmantes chambres d’hôtes (comme peut en proposer Ghis, du côté d’Opio). Il s’agit souvent d’une petite maison basse dans un quartier tranquille et c’est vraiment le meilleur moyen de se loger avec un très bon rapport qualité-prix, tout en étant au contact de l’habitant.

Mais comment dénicher la perle rare à Tokyo, ville tentaculaire de 13 millions d’habitants et aux multiples quartiers ? En lisant le Guide du routard, cette question !

 

Grâce à lui, nous nous sommes retrouvés à Yanaka, un secteur authentique et préservé, rescapé du séisme de 1923 et des bombardements de 1945 (ce qui est quand même appréciable). Demeures en bois côtoient temples et sanctuaires, le tout agrémenté de magasins délicieusement désuets… Un quartier horizontal et suranné, à taille humaine, hors du temps et, qui plus est, fort bien situé. Un excellent moyen d’aborder cette ville surdimensionnée sans appréhension.

 

Le Sawanoya Ryokan est une petite auberge authentique de deux étages, à l’atmosphère familiale, perdue au fond d’une ruelle obscure (pour ceux qui, comme nous, font une arrivée nocturne). Pas de grilles ou de portes verrouillées pour protéger la maison, mais une simple tenture dissimulant une porte en lamelle de bois qu’un nourrisson arthritique pourrait enfoncer d’une chiquenaude. Visiblement, ici, il n’y a pas de stress superflu lié à l’insécurité urbaine.

 

Nous sommes accueillis par le maître des lieux, M. Isao Sawa, un accort personnage de 73 ans qui reçoit depuis presque 30 ans des voyageurs dans son humble demeure. Après nous avoir fait déposer nos chaussures à l’entrée, il nous fait l’honneur de la présentation des lieux, à l'aide d'un dialecte abscons d'où surnagent quelques vagues intonations anglophones fort bienvenues.

 

Les chambres sont de style japonais (encore heureux !) et on y retrouve les éléments du mode de vie traditionnel : plancher recouvert d’un tatami en paille de riz, portes coulissantes avec encadrement en bois et papier de riz (chahuteurs et enfants s’abstenir, on doit pouvoir passer facilement au travers), ameublement minimaliste (table basse et placard)… L’espace, comme de manière générale dans les villes du coin, est compté.

Pour se coucher, pas de tralala : on pousse la table, on sort le futon (matelas extra fin, dont l'unité de mesure est le millimètre) du placard et on le déroule sur le tatami. On y ajoute une pincée de couette et le tour de la question est joué !

 

Yukata (kimono en coton) et sandales (claquettes locales) que l’on chausse dès l’entrée du ryokan complètent la panoplie du parfait petit japonais moyen...

A suivre
 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 08:00


Voir l'épisode précédent

Aux grands maux, les grands remèdes, j’ai donc fait chauffer l’ordi, l’imprimante et la colle pour finir par pondre une splendide affichette au format A4. Placardée derrière mon fauteuil et harmonieusement disposée au dessus de ma tête, elle énonce à elle toute seule, de manière claire, synthétique et avec force caractères gras, l’objectif annuel ambitieux dont je parlais pas plus tard qu’il n’y a pas si longtemps :

« BONJOUR MONSIEUR, EST-CE QUE JE PEUX EMPRUNTER UN LIVRE, S’IL VOUS PLAIT ?

 

Un intrus se pointe, la gueule enfarinée et son ersatz de « Monsieur, liv’ ! » au bec ? Hop, je tends aussi sec un doigt pédagogiquement vindicatif vers l’affichette et j’attends sereinement que le processus d’appropriation veuille bien se mettre en place.

Des fois, c’est long. D’autres fois, aussi.

 

Bon, c’est sûr que cette méthode nécessite quand même une certaine appétence pour la chose écrite, ce qui peut expliquer un taux de réussite relativement faible (de l’ordre de 10 à 20 %, quand même).

 

Elle n’exclue pas en tous cas, loin de là, des réactions aussi instinctives qu’inquiétantes chez certains de mes petits sujets d'étude : tics divers, balancements variés, tentatives désespérées d’avaler qui sa main, qui son coude, qui son livre, qui les trois à la fois, en expulsant des petits rires nerveux dont la sonorité ne peut que de loin être rapprochée de la phrase espérée.

Mais c’est un premier pas vers le succès et j’ai même déjà repéré un aimable récidiviste qui, lors de son troisième passage, a pratiquement réussi à énoncer sa formule sans l’aide du pense-bête ornemental. Si, si, je t’assure.

 

Mais l’incident est survenu il y a quelques instants à peine, réduisant à néant des jours et des jours de travail et d’espoir.

Un grand de quatrième (t’ièm’), tout tremblotant, qui tente une entrée timide dans le Sanctuaire.

Je le mets en confiance en souriant puis l’interroge quand même virilement du regard parce que, bon, on ne va pas non plus y passer la journée.

« Monsieur, liv’ ! ».

OK, pas de panique, le coup du doigt, le regard surpris qui erre avant de se poser sur l’affiche, un succédané d’ânonnement… Tout se met en place, la réussite est proche…

- Bonjour… monsieur… est-ce que… livre ?

- Non !

- Bonjour… monsieur… je peux… livre ?

- Non !!!

J’ai beau l’encourager d’une voix douce qui fait trembler les vitres, le blocage semble insurmontable, le verbe « emprunter » tant attendu ne sort pas. Le gaillard commence à se tortiller, porte une main à sa bouche, se gratte la tête avec l’autre, le nez avec la troisième, autant de signes extérieurs d’un léger trouble. Puis, il finit par lancer, un brin agacé :

- Bâya ! Pas bon, là ! que l’on pourrait traduire par « merde, mais y a une couille sur cette affiche ! »

Je me rends soudain compte que l’infortuné est en train de mordiller un exemplaire de « Le loup Loulou », en vente dans tous les bons CDI.  Peut-être même est-ce sa manière à lui de me montrer qu’il a déjà emprunté ce livre et qu’il veut tout simplement me le rendre, hein, qu’en penses-tu t-il ?

- Hem... Bon, on reprend, me reprend-je. C’est quoi, alors, le contraire d’emprunter ?

Son visage s’illumine :

- Donner à toi !

  


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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:00

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Après la brutalité animale, place à la grasse, pardon, la grâce des jolies naïades de Fufuna.
Dans le public qui se masse courageusement autour du terrain, les femmes tremblent pendant que les jeunes hommes s'évanouissent...

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 09:00

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Après les chants, toujours forts appréciés, de Dick & Hnatr et de Gulaan, voici venu le temps des danses éro... pardon, eXOtiques !
Attention, les séquences qui suivent ne sont pas à mettre devant les yeux des plus jeunes. Je dénie d'entrée de jeu toute responsabilité en cas de traumatisme grave, que les choses soient bien claires entre vous et  moi.

Quelques beaux bébés sont venus tout droit de Wallis (à moins que ça ne soit de Fufuna...) nous interpréter, comme chaque année, quelques unes de leurs danses de salon les plus suggestives. Lascivité, sensualité, torridité... les mots me manquent pour décrire le spectacle qui met le feu à la pelouse de Nece, pile poil devant la Grande chefferie de Guahma.

 

Dans le public qui se masse courageusement autour du terrain, les hommes tremblent pendant que les jeunes filles s'évanouissent. Je vous avais prévenu !

Pour les plus sensibles d'entre les impressionnables, je suggère d'aller faire un tour chez l'ami Pierrot. De jour, la vision de ces joyeux lurons (du) pacifiques est quand même beaucoup plus supportable...


Danseurs wallisiens nece_17 nece_18 nece_19 nece_20 nece_25 nece_27

 

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