Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

A quelle heure il fait chaud ?

Click for Nouméa, New Caledonia Forecast


Il y a    personne(s) scotchée(s) sur ce blog

Visites depuis février 2008

Le buzz

acheter-mon-livre-sur-thebookedition

Rejoins-nous vite !


6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 19:25


8 janvier : dans quelques heures, le dernier des profs métropolitain en fin de contrat devra obligatoirement avoir quitté le territoire. L’Administration, dans toute sa psychorigidité légendaire, ne rigole pas avec le règlement. Depuis presque un mois, et le début officiel des vacances d’été, les départs s’échelonnent donc entre ceux qui veulent passer les fêtes en Zoreillie et ceux qui veulent rester jusqu’au bout du bout.

Pour ma part, ça sera le vol du 8 janvier à 01h45. Le bout du bout, donc. Vol AF pour Nice, via Osaka et Paris. Un voyage de 30 heures pour une arrivée à Nizza la bella, par la grâce du décalage horaire, le même jour à 20 h (19h55 très précisément, pour ceux que ça intéresse…).

 

La fin d’une aventure de 4 ans (dont 3 passés à Mare, l’île « qui parle à votre cœur »), constituée de moments exceptionnels et d’autres plus difficiles. Pour un bilan, globalement, largement positif et des souvenirs inoubliables à la pelle. Des souvenirs de franches rigolades, de solides amitiés, de paysages paradisiaques, de voyages dans le temps, de gamins aussi attachants qu’inaccessibles… Des souvenirs d’une île fascinante, déroutante souvent, désespérante parfois… Des souvenirs d’une société kanak que j’aurais approchée de mon mieux, de particularismes captivants, de coutumes fortes, parfois pesantes… Des souvenirs d’un voyage éclair, d’un autre monde…

 

Comme vient à l’instant de me l’écrire mon pote Eric, grand philosophe niçois méconnu, « partir n'est pas facile, mais revenir non plus ».
Bonne et heureuse année à tous.
 

 

Repost 0
Published by Bob Tazar - dans L'actualité
commenter cet article
26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 10:15

VAN 242__

 


Episode précédent

 

Récapitulons.

Les tas de barbaque et de bananes, c’est fait.

La poudre magique dans la gueule des invités, c’est fait.

Le consentement mutuel des époux, on va dire que c’est fait.

Ne reste donc plus, pour clôturer la fiesta en beauté, que le partage du butin entre les différentes composantes des familles. N’oublions pas que cette étape cruciale est la principale raison d’être des mariages coutumiers qui, avant toute chose, scellent des alliances entre clans. On réserve la fille un an à l’avance, on l’achète le jour J et, hop, les clans sont liés ! Si les deux tourtereaux, par le plus grand des hasards, s’aiment d’amour tendre, ça ne gâche rien, bien sûr. Mais on ne va pas non plus paumer du temps à leur demander leur avis, que sinon, on s’en sort plus, merde.

Survenant après les traditionnelles palabres, le partage est l’occasion pour les bénéficiaires (les tontons utérins et la mère de la mariée, sauf erreur de ma part) de récupérer les tas préalablement disposés. Puis, à grands coups de sabre supplémentaires, vite fait sur le gaz, de les scinder en nouveaux tas plus petits qui iront à d’autres bénéficiaires, toujours plus nombreux pour bien embrouiller l’histoire.

A suivre

VAN 183_ VAN 187_ VAN 193_ VAN 194_ VAN 203_ VAN 218_ VAN 242_2 VAN 245_ VAN 252_ VAN 267_ VAN 265_

Repost 0
Published by Bob Tazar - dans Vanuatu
commenter cet article
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:00

VAN 177_

Episode précédent 

(…) Tous ces préparatifs minutieusement achevés, et les tas en place bien comme il faut, les affaires sérieuses peuvent commencer. Discrètement, les mariés ont pris place sous un faré spécialement installé pour l’occasion. La foule des invités commence à défiler dans le calme pour aller les féliciter et leur souhaiter une vie heureuse remplie de petites ignames.

En tête du cortège, pudiquement dissimulées sous un grand manou, se dandinent cinq jeunes filles, probablement l’équivalent de nos damoiselles d’honneur.

Viennent ensuite les porteurs des cadeaux destinés directement aux mariés. Ces présents sont tous plus alléchants les uns que les autres : valises anachroniques renfermant un contenu secret (j’opte pour des régimes de bananes, mais la présence de pièces de bœuf n’est pas à exclure), nattes tressées, râteaux, bassines en plastique…

Les invités, à la queue leu leu, se pressent sous le faré. Ils embrassent les deux tourtereaux et, avant de ressortir, reçoivent en échange et en pleine poire une poignée d’une poudre blanche mystérieuse, ni farine, ni cocaïne, que pour t’enlever ça, après, c’est tout un bordel… Renseignement pris, il s’agit d’une poudre spéciale vendue uniquement pour un usage festif. Lorsque j’explique que, chez moi, la coutume veut que ce soit des poignées de riz que l’on jette sur les nouveaux époux, je déclenche quelques regards surpris devant des mœurs aussi curieuses :

- Ici, le riz, on cuit et on mange lui.

Au bout d’une demi-heure, les derniers invités quittent le faré. Je guette fébrilement l’apparition des deux épousés de frais, histoire de leur tirer le portrait. Je n’aperçois que la jouvencelle, qui apparaît mollement dans un nuage féerique de poussière crayeuse. Visiblement, elle n’a pas mégotté sur la poudre magique. Mariage crayeux, mariage heureux ! Elle irradie, magnifique dans sa robe mission Jean-Paul Gaultier, modèle « Libertine ». Nous assistons émerveillés à un retour en force des imprimés, motifs floraux novateurs aux nuances bicolores d’un bleu délicatement up-to-date, agrémentés d’un gimmick fashion audacieusement mordoré. Son mari et maître, par contre, est aux abonnés absents. Visiblement, il s’est carapaté en douce par derrière.

Alors que, petit occidental romantique qui ne se refait pas, j’exprime à haute voix ma surprise de ne pas voir les néo-mariés sortir ensemble de sous le faré, tendrement enlacés, le regard humide chaviré par un trop plein d’émotion passionnée, pour offrir à la foule avide la vision de leur bonheur torride, j’obtiens cette réponse au charme délicieusement suranné :

«  Maintenant le mariage il est fini, la vie elle redevient normale : les hommes avec les hommes, les femmes avec les femmes. »

 

A suivre

 

VAN 174_ VAN 164_ VAN 149_ VAN 152_2 VAN 155_ VAN 158_ VAN 157_ VAN 170_ VAN 176_

Repost 0
Published by Bob Tazar - dans Vanuatu
commenter cet article
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:48

VAN 182_2

Episode précédent

(...) Le trajet n’est pas bien long. Nous stoppons dans la forêt, 300 m après l’aérodrome, dans un petit village faisant partie de Craig Cove et répondant au doux nom de Enmila. J’ai à peine le temps de prendre possession du bungalow que Sam réserve à ses visiteurs que, déjà, les affaires se précipitent : me voilà invité à assister à un mariage coutumier. Départ dans l’heure qui suit pour le village de Baïap. N’étant pas venu jusqu’ici pour me la couler douce, j’accepte avec enthousiasme.

 

Quand on regarde une carte d’Ambrym, Baïap se trouve seulement à quelques encablures de Craig Cove (et donc de Enmila). Lorsqu’il s’agit d’effectuer le trajet en question, dans la benne d’un truck (pick-up local) acheminé pour l’occasion, les encablures se transforment vite en véritable expédition. J’y reviendrai en détail plus tard, lorsque mes lombaires auront repris apparence humaine. Pour l’instant, place à la fête !

 

Sam, sa femme Héléna, de nombreux membres de sa famille et moi-même, après trois-quarts d’heure de trajet, laissons enfin le truck en bord de piste. Nous empruntons alors un petit sentier qui nous mène, à travers la forêt, au village de Baïap. Nous y faisons une entrée très remarquée, accueillis comme il se doit par le chef du village. Ce dernier (le village, pas le chef) ressemble comme deux gouttes de lait de coco à celui d’Enmila, à savoir une dizaine de maisons en bois, construites autour d’une place principale.

 

Les préparatifs vont bon train, les invités acheminant les cadeaux pour les mariés. Pas de trace d’ignames et de billets de banque, comme chez mes camarades kanak, mais des régimes de bananes et des pièces de bœuf à foison, ce qui n’est pas mal non plus. Surtout si l’on n’est pas végétarien. Toutes ces bananes et cette barbaque sont en train d’être réparties en différents tas, à grands coups de haches et de sabres. Ces tas seront ensuite redistribués entre les différents membres des deux familles, principalement les oncles utérins, grands gagnants à la loterie de l’amour. Sans vouloir faire ma mijaurée, on se croirait quand même un peu dans un abattoir. Ça tranche, coupe et sectionne à tour de bras. Mais, si ce n’est pas très raffiné, c’est bougrement efficace ! Et très romantique, puisque ces tas serviront à acheter la mariée, objet de la transaction coutumière.

A suivre...

map_ambrym.jpg

VAN 132_2 VAN 134_2 VAN 144_2 VAN 140_2 VAN 138_2 VAN 156_2

Repost 0
Published by Bob Tazar - dans Vanuatu
commenter cet article
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 08:00

VAN 113

Dès l’aérodrome de Craig Cove (prononcé Crécof, en deux éternuements) en vu, à travers le hublot de l’avion à hélices 17 places de la compagnie locale Air Vanuatu (la bien nommée), je comprends que les choses sérieuses commencent véritablement. Une minuscule trouée dans la forêt se terminant dans la mer, rapidement suivie d’une « piste » sans bitume, où herbes folles et nids de poule cohabitent en bonne intelligence...

Le petit appareil rebondit sur le chemin avant de s’immobiliser dans une ornière… Je suis à pied d’œuvre.

Toujours par le hublot, j’aperçois le bâtiment unique et principal de l’aérodrome, un solide hangar de 15 m² regroupant enregistrements (avec balance pour peser bagages et passagers), arrivées, départs, salle d’attente et buvette (pour ceux qui ont amené leur boisson). Un employé zélé se précipite au devant de l’appareil encore fumant, poussant avec diligence la passerelle d’accès à bord, un solide escabeau à roulettes de quatre marches entourées d’une rampe branlante.

 

Bienvenue à Craig Cove, le principal centre administratif de l’île d’Ambrym qui forme, avec ses voisines Mallicolo (Malekula) et Paama la province de Malampa !

 

Une fois mes bagages récupérés sur un chariot servant également à transporter des sacs d’ignames et quelques poules plus hagardes que vives, je me mets à la recherche de Sam, le propriétaire de la guesthouse où je suis normalement attendu avec tous les égards dus à mon rang. Je ne tarde pas à le dénicher, Sam étant l’un des rares employés de l’aérodrome. Les présentations faites avec émotion, nous sautons dans la benne d'un truck, et nous enfonçons dans la forêt qui jouxte l'aérodrome...

 

VAN 101 VAN 102 VAN 103 VAN 104 VAN 104_2 VAN 105 VAN 106 VAN 108 VAN 109 VAN 110_2 VAN 111_2 VAN 112 VAN 115 VAN 116 VAN 117

A suivre

Repost 0
Published by Bob Tazar - dans Vanuatu
commenter cet article
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 09:00

 

Retour du Vanuatu, après 12 jours intenses et roots bien comme il faut…
Parti dans l’archipel voisin pour renouer avec les bons vieux voyages routards d’antan (profitant en cela de l’absence de Mme Tazar, sagement rentrée en métropole pour raison professionnelle), je dois dire que je n’ai pas été déçu. Sac à dos, authenticité et rusticité étaient bien au rendez-vous, dans une ambiance moyenâgeuse de bon aloi. J’ai été servi au-delà de mes espérances. Plus, ça aurait presque été trop…

Rendez-vous dès demaîn prochain pour le débriefing en règle, photos à l’appui. Cela commencera par l’île d’Ambrym et se poursuivra avec sa voisine Mallicolo (Malekula, pour les anglophones).

Reste connecté, tu ne le regretteras pas…

 

Repost 0
Published by Bob Tazar - dans Vanuatu
commenter cet article
22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 10:00

 

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, grâce à l’œil avisé de Mlle Sylvie, que mon dernier post intitulé « Maré : genèse d’un drame annoncé » avait été repris intégralement dans l’article « affrontements sanglants à Maré (Kanaky) », article issu d’un blog au nom évocateur de « Servir le peuple ». Un blog, tiens-toi bien au pinceau, j'enlève l'échelle, communiste-révolutionnaire-marxiste-léniniste-maoïste (je cite), ni plus, ni plus. J’entends d’ici l’ami JM se fendre la poire, de là haut.

Diantre ! Je ne m’attendais pas, en effet, à illustrer de la sorte et bien malgré moi un argumentaire visant à imputer la responsabilité du drame de Maré aux puissants colons caldoches (sic), à la domination impérialiste (re-sic) et à l’autorité coloniale française (re-re-sic).

 

Certes, il est précisé (je cite encore) que mon article est « plutôt hostile au mouvement ».

Soit.

Mais deux questions me brûlent cependant les lèvres :

- Comment pourrais-je être hostile à un mouvement dont j’ignorais l’existence il y a tout juste une heure ?

- Pourquoi, dans ce cas, reproduire alors mon article ?

 

La logique révolutionnaire emprunte parfois des chemins tortueux que la raison ignore. De même qu’il est tout aussi ignoré par l’auteur de cet article que Nidoïsh Naisseline, le PDG d’Aircal au cœur du conflit, loin d’être un puissant colon caldoche ou un suppôt de l’impérialisme occidental est avant tout un chef coutumier Kanak, grand chef de l’île de Maré, et un chef d'entreprise. N’est-ce pas justement le fait de voir un Kanak chef d’entreprise qui perturbe grandement ces chantres des idées toutes faites ? Les choses seraient tellement plus simple si, au poste de M. Naisseline, se trouvait un méchant Blanc impérialiste... 


Sortir des sentiers battus du manichéisme politique issu d’un endoctrinement précoce des masses laborieuses (comme on dit dans les centres de rééducation) n’est pas chose aisée et « servir le peuple » est vraiment une belle et noble cause. Comme revendiquer des billets d’avion au tarif unique de 10 000 balles CFP, d’ailleurs.

Et ce n’est pas M. Mao, le timonier aux dizaines de millions de morts, qui me contredira.

Repost 0
Published by Bob Tazar - dans Syndicat caca
commenter cet article
9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 10:00


Le drame de Maré
aurait-il pu être évité ? C’est la question que tout le monde se pose en Calédonie, trois jours après le week-end meurtrier qui s’est soldé par la mort de quatre personnes (pour trente blessés). En d’autres termes, l’Etat aurait-il pu intervenir préventivement ?

 

Albert Dupuy, haut-commissaire de la République, explique que, « des deux côtés, on se doutait qu’il y aurait des rencontres, sans doute musclées. Les deux parties (m’) ont dit qu’à Maré ce genre de contacts était presque traditionnel mais se déroulait toujours à la loyale. »

Il précise cependant, en réponse à des accusations d’intervention trop tardive de l’Etat, que « personne ne pouvait imaginer une telle violence. » (Les Nouvelles du 09/08/2011).


Contrairement à la thèse officielle, cependant, plusieurs évènements récents pouvaient au contraire laisser craindre une telle issue :

 

- Juin 2009 : suite au non renouvellement du contrat à durée déterminée d’une employée d’Aircal (cf ça tangue sur Aircal), puis pour réclamer le paiement des jours de grève, l’USTKE (et son Président de l’époque, M. Jodar) menace le territoire d’une grève générale (cf Au fond à gauche, à côté des toilettes) et bloque l’aérodrome de La Roche (cf Les bâches bleues sont de sortie).

Une marche de soutien à Nidoïsh Naisseline, grand-chef de Maré et PDG d’Aircal, est alors organisée à Tadine par des usagers excédés (cf Une grève contre le peuple).

 

Voici ce qui apparaît alors sur un tract signé par les grandes chefferies de Maré :

 

« Les grands chefs de Maré décident d'interdire toute manifestation de l'USTKE à proximité de l'aérodrome de Maré sous peine de sanction coutumière. Tant que cet affront (les insultes de l'USTKE proférées à l'égard de Nidoïsh Naisseline, « renégat à ta race », « cadre kanak incompétent », « grand chef bâtard », NDLR) n'aura pas été réparé, toute entrave au service public (aérodrome, service de santé, école, mairie...) du fait de l'USTKE sera considérée comme de la provocation et traitée comme tel. »

 

A la suite de cette marche, la tension est vive. Une délégation de Guahma monte à La Roche pour déloger les militants de l’USTKE et libérer l’aéroport. Seules quelques bousculades sont à déplorer. A la loyale.

 

- Avril 2010 : le conflit foncier qui oppose le district de Guahma au reste de l’île entre dans une phase plus active, sous la forme de fermetures sauvages de sites, pour l’essentiel des accès à la mer (cf La mer est fermée n°4). La tension monte d'un cran.

 

- Septembre 2010 : le conflit foncier est à son apogée. Une délégation de Guahma se rend dans le district de Medu et y installe une borne géante, symbole de la discorde et de la nouvelle délimitation foncière imposée. Cette borne sera détériorée peu après, entraînant une expédition de rétorsion de quelques centaines de personnes de Guahma. Des coups de feu sont tirés en l’air, la tension est extrême pendant plusieurs jours, des rumeurs circulent mais le drame est encore évité.

 

Août 2011 : je ne vis plus à Maré depuis la fin de l’année dernière, mais suis avec attention les nouvelles en provenance de l’île.

Un Comité contre la vie chère (ou Collectif des usagers) réclame maintenant des billets AR îles/Nouméa à un tarif unique de 10 000 F. Difficile à accepter pour Aircal, compagnie privée qui remplit déjà – à perte – une mission de service public (le désenclavement des zones éloignées du territoire, non rentables) et se trouve à deux doigts du dépôt de bilan.

Pour obtenir gain de cause, le Comité recourt une fois de plus au blocage de l’aérodrome  de La Roche (ainsi qu'à Lifou et à l'île des Pins), et cela depuis deux semaines.

En face, un Comité pour la défense des populations les plus démunies se met en place, réclame le retour des avions et émet des craintes quant à la possible disparition d’Aircal. La compagnie est en effet maintenant au bord de la faillite (cf Les Nouvelles du 05/08/2011). Parallèlement, l'activité touristique (d'ordinaire déjà peu florissante) est au point mort.
Aircal et le tourisme regroupant à eux deux la quasi totalité des emplois des Kanak des îles et la principale source de leurs revenus, la situation économique n'est pas loin de devenir catastrophique.

 

6 août 2011 : dans son édition du matin, Les Nouvelles précise que la gendarmerie reste sur les lieux (de l’aérodrome de La Roche) pour éviter tout affrontement entre les deux camps. Un risque existait donc bel et bien.

 

 

Repost 0
Published by Bob Tazar - dans L'actualité
commenter cet article
8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 09:00

LNC-BIG.GIF


C’est un week-end dramatique que viennent de vivre les habitants de Maré, week-end qui laissera pour longtemps des traces profondes au sein de la population de l’île.

4 morts par balles, 23 blessés, jets de pierres, dégradations diverses, barrages routiers, voitures incendiées, une centaine de militaires en renfort… De véritables scènes de guérilla, un accès de folie fratricide, entre Kanak, certains de même famille.

 

Le conflit autour d’Aircal et le blocage depuis deux semaines de l’aérodrome de La Roche ont fini par mettre le feu aux poudres. Mais de nombreux autres antagonismes (principalement coutumiers et fonciers) couvaient depuis longtemps déjà et menaçaient de dégénérer. C’est chose faite.

Nidoïsh Naisseline, Aircal, grand-chef, district de Guahma, découpage foncier, USTKE, arme et alcool sont autant de mots clés pour mieux cerner les raisons de cette tragédie annoncée.

 

Mais, pour l’heure, c’est d’abord la stupeur et la tristesse qui prédominent. En espérant que le recueillement prenne le pas sur le désir de vengeance, chaque famille ayant un lien coutumier plus ou moins fort avec l’une des victimes.

 

Les dates tragiques ne manquaient pas dans l’histoire récente de la Nouvelle-Calédonie :

- L’embuscade de Tiendanite, le 5 décembre 1984.

- La prise d’otages d’Ouvéa, en mai 1988.

- L’assassinat de Jean-Marie-Tjibaou et de Yeiwene Yeiwene, le 4 mai 1989.

 

Il y aura maintenant le 6 août 2011, à Maré.

 

Quinze ans et une coutume de réconciliation, en 2004, auront été nécessaires pour que les gens de Hienghène et ceux d’Ouvéa renouent des liens à la suite de l’assassinat de Jean-Marie Tjibaou. Il est à craindre que les évènements de ce week-end à Maré consacrent la fracture définitive, et pour une longue période, entre les gens de Guahma et ceux du reste de l’île.

Repost 0
Published by Bob Tazar - dans Les grandes dates
commenter cet article
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 09:00
Repost 0
Published by Bob Tazar - dans Pédagogie mon amour
commenter cet article