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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:00

 

Après quelques mois de silence bruyant, la série des « Monsieur ! » est de retour. Ne crie pas, ne crie pas, moi aussi ça me fait plaisir !
Comme je te l’expliquais ici même en début d’année, pour cause de migration nouméenne, cette série sera dorénavant alimentée par des inédits puisés au fin fond de mon disque dur et réécrits pour l’occasion. Tu ne devrais même pas y perdre au change, c'est te dire…


Prochain épisode, à paraître incessamment sous peu, c'est à dire dès demain, « Monsieur, punition ! ». 

Pour préparer au mieux ce retour, je ne peux que te conseiller ces quelques piqûres de rappel, à destination des fans et des nouveaux arrivants (chaque jour plus nombreux)…

 

Monsieur, choisir !

Monsieur, on peut venir ?

Monsieur, changer !

Monsieur, ‘demaîn !

Monsieur, recherche !

Monsieur, liv’ !

Monsieur, gaz !

Monsieur, moucher !

 

sans oublier

Le lion Loulou et Comment t’appelles-tu-t-il ?

Attention : interro écrite pour tous la semaine prochaine...

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Published by Bob Tazar - dans Pédagogie mon amour
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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 09:00

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Depuis le 13 juillet 2010, les deux drapeaux représentant les deux légitimités mélanésienne et européenne sont censés flotter au fronton des édifices publics représentant l’Etat.

Cela ne va pas sans poser quelques légers problèmes, comme je te l’expliquais ici même pas plus tard que la dernière fois.

Sur Ouvéa, à la tribu de Gossanah (dont la grotte, tristement célèbre, a été le théâtre de la sanglante prise d’otage de 1988, au plus fort des Evènements), cependant, aucun problème pour respecter la loi républicaine. Conformément aux instructions officielles du Congrès et de M. Fillon, deux drapeaux flottent bien au dessus de la maison commune. Certes, il n’y en avait pas de bleu-blanc-rouge en stock. Mais, qu’importe le drapeau, pourvu qu’il y en ait deux ! On a rajouté un deuxième drapeau Kanaky, un plus petit pour faire différent. Ni vu ni connu que je t’embrouille, l’affaire est dans le sac !

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Published by Bob Tazar - dans Ouvéa
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 10:00

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Tu l’ignores peut-être, ô, toi, lecteur lointain de métropole ou d’ailleurs, mais l’ambiance actuelle sur le Caillou calédonien est légèrement tendue. L’instabilité gouvernementale chronique depuis quelques mois, l’échéance référendaire concernant l’indépendance (ou pas) du territoire qui se rapproche et, surtout, le choix du drapeau représentant le territoire, tout est sujet à une nervosité certaine (et je ne parle pas de la fin des vacances qui m'a personnellement rendu  particulièrement nerveux). Selon l’accord de Nouméa de 1998, en effet, « des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque devront être recherchés en commun pour exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre tous ».

 

Recherchés en commun…

Jusqu’en 2010, c’était le drapeau bleu-blanc-rouge (tu connais, le drapeau tricolore français…) qui représentait officiellement la Nouvelle-Calédonie. Drapeau évidemment non reconnu par les Kanak indépendantistes, car symbole d’un sombre passé colonial. Du coup, depuis 1988, les mairies indépendantistes arboraient le drapeau Kanaky, symbole identitaire issu des années de lutte.

Deux drapeaux opposés sur un même territoire, cela ne pouvait pas durer éternellement.

 

Depuis le 13 juillet 2010 et une décision du Congrès de la Nouvelle-Calédonie (à la suite d’une proposition de Pierre Frogier, député, président de la Province Sud et du Rassemblement UMP), le choix des deux drapeaux (français et Kanaky) a été fait. Deux drapeaux non plus opposés mais conjoints, pour un destin commun… L’addition des deux légitimités pour un futur partagé…

François Fillon, le 17 juillet 2010, hisse pour la première fois conjointement ces deux drapeaux sur le siège du Haussariat.

 

Cependant, l’affaire n’est pas réglée pour autant. Si la majorité des Kanak voient cette reconnaissance comme une avancée, certains loyalistes (notamment Philippe Gomès, président de Calédonie ensemble) refusent de voir ainsi consacré le drapeau Kanaky, drapeau d’un parti politique (FLNKS) né dans la violence des années 80.

Parallèlement, un Collectif pour un drapeau commun voit le jour. Son but : faire adopter un drapeau unique, commun, pour un destin du même nom…

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Mais, du coup, les indépendantistes voient (à juste titre ?) dans cette proposition une manière d’écarter leur propre drapeau. La pression monte peu à peu.

Une manifestation en faveur du drapeau commun est interdite le 2 avril par le Haussaire, au nom de l’ordre public. Une contre-manifestation a été en effet organisée le même jour et au même endroit par ses détracteurs.

Cette manifestation en faveur du drapeau commun a finalement eu lieu le 9 avril dernier à Nouméa, dans le calme. Pour les 3 000 personnes présentes, « l’objectif n’était pas de descendre le drapeau FLNKS mais de lever notre drapeau commun ».

 

L’avantage (l’ironie ?) de l’histoire, c’est de voir certains anti-indépendantistes (Frogier) et  certains ultras (Kotra-Uregeï) se rejoindre sur ce concept du double drapeau. L’inconvénient, c’est que cela ravive les vieilles tensions (parfois au sein d’un même camp), à la veille d’échéances cruciales pour le territoire. 


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Published by Bob Tazar - dans L'actualité
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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 09:30

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Episode précédent

Après une courte pause, mise à profit pour s’imprégner bien comme il faut du caractère un brin surnaturel des lieux (et, plus prosaïquement, pour pisser un coup), nous entamons l’ascension dans un sol cendreux qui roule sous nos pieds. Aucune difficulté technique particulière, si ce n’est des vapeurs de souffre de plus en plus présentes, qui piquent les yeux et grattent le nez. On se protège tant bien que mal avec nos sweat-shirts, noués à la palestinienne.

 

Conseil (qui ne mange pas de pain) aux prochains candidats à l’expédition : munissez-vous d’un masque de plongée. Vous serez beaucoup plus à l’aise et, en plus, vous ferez rire les copains !

 

Toutes les deux minutes, environ, une forte explosion fait trembler la terre. Mais on n'aperçoit toujours rien. Ce n'est qu'une fois arrivés sur la ligne de crète que l'on peut enfin profiter du spectacle. Il est extraordinaire ! Des gargouillis de magma en fusion, en contrebas, et, à intervalles réguliers, une forte explosion qui ébranle le volcan et vomit des jets de lave.
La nuit est maintenant tombée, rendant la scène encore plus impressionnante...


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Published by Bob Tazar - dans Vanuatu
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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 08:00

 

 

« Chef, oui chef ! », mon premier roman, après avoir caracolé en tête des meilleures ventes à Maré (merci à Christophe et Olive), poursuit sa carrière sur le Net.

Toi aussi, tu peux contribuer à son succès :
- En partageant cette bande-annonce avec tes milliers de contacts.
- En cliquant sur le splendide lien ci-dessous et en te préparant psychologiquement à te délester de 10,20 malheureux euros (assortis de modiques frais de port, il faut bien que La Poste ou l'OPT vivent !).


 

Le livre

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Published by Bob Tazar - dans Chef - oui chef !
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 08:00

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Episode précédent

Après 2 heures de tape-cul, au sommet d’un col abrupt, un magnifique point de vue s’offre à nous, sans aucun supplément. D’un côté la mer, de l’autre la forêt et, dans le lointain mais quand même un peu perdu dans les nuages, le petit gars Yasur, tout éructant.
Nous continuons notre périple et finissons par atteindre un gigantesque plateau, où un désert de sable (de cendres ?) s’étend à perte de vue. Le volcan est en point de mire.

Les dix dernières minutes sont effectuées à fond les ballons, comme une étape du Dakar, en faisant quand même gaffe de ne pas se manger une des roches, de plus en plus nombreuses à mesure que l’on se rapproche, qui égaient le parcours. Elles ont été expulsées du cratère comme de vulgaires pépins, lors des éruptions les plus sévères. Mais, aujourd’hui, les conditions sont idéales : temps clair et alerte de niveau 1 (sur une échelle de 0 à 4), la meilleure ! Cela signifie que l’accès à la bordure du cratère est autorisé, sans avoir besoin de sortir le parapluie mais en ayant quand même la garantie d’un spectacle de qualité.

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Un dernier tronçon de piste à gravir. Phénomène extraordinaire, elle est toute fumante. Des nuages de vapeur sortent en effet de terre, enveloppant notre 4X4 et donnant à la scène un caractère fantasmatique.
Des grondements sourds se font entendre. Nous sommes maintenant à pied d’oeuvre, au pied du Yasur.

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A suivre…

 

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Published by Bob Tazar - dans Vanuatu
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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 08:00

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Episode précédent

Le Yasur est une vieille connaissance. Nous nous étions en effet rendus en mai 2009, Madame Tazar et moi-même, en mission d’exploration sur Tanna, 235 ans à peine après l’arrivée de l’inénarrable James Cook.

Plutôt que d’imiter bêtement le glorieux ancêtre et d’accoster à Port Resolution, comme aurait fait n’importe qui, nous avons préféré emprunter la voie des airs. Sur la piste de l’aéroport de Port Vila (sur l’île principale d’Efate), un gigantesque Twin Otter de 12 places de la compagnie Air Vanuatu, sagement dissimulé derrière un vrai avion, nous tend les ailes. Les premiers instants de surprise, de crainte et de panique passés, Madame Tazar accepte finalement de se glisser à bord, aidée en cela par un splendide escabeau de trois marches, fait main en contreplaqué véritable.

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Un petit vol récréatif et sans histoire de 45 minutes et nous voilà rendus.

 

Installation du camp de base à l’Evergreen, à deux pas de l’aérodrome, location d’un 4X4 avec chauffeur par l’intermédiaire du gîte, et en route, mauvaise troupe ! Nous traversons l’île de part en part, en empruntant ce qui semble être la seule « route » du coin. La seule piste, pour être plus exact. Une piste boueuse et défoncée, comme il se doit. 4X4 obligatoire, tant pis pour l’empreinte carbone ! Les véhicules dignes de ce nom sont rares sur l’île, la plupart possession des gîtes et à destination des visiteurs étrangers. Pour l’autochtone de base, il reste le cheval, la charrette et la marche à pied (qui entretient bien la santé).

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50 bornes, 2h30 de route, je te laisse calculer la moyenne horaire… En chemin, nous faisons une courte halte dans la tribu de notre chauffeur, histoire de faire connaissance avec sa (nombreuse) famille.

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A suivre...

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 08:00

 

Mai 2010 : l’Eyjafjöllpschitt, un volcan islandais au nom délicat comme un éternuement de catarrheux, sème la panique dans toute l’Europe. Son éruption provoque un magistral nuage de cendres qui va entraîner pendant plusieurs jours la fermeture de la plupart des aéroports européens. Un bordel sans nom, ni plus, ni plus. Sagement planqué aux antipodes, j’ai, je ne te le cache pas, accueilli cette nouvelle, en direct des télescripteurs de LCI, avec le léger ricanement propre aux planqués qui ne risquent rien. Bien mal m’en a pris, je le confesse maintenant humblement. La sanction divine fut terrible et immédiate :

« Après le chaos aérien dû au volcan islandais en Europe, un nuage de cendres volcaniques en provenance du Yasur a contraint Aircal à annuler hier soir son vol pour Maré. De son côté, le pilote du vol pour Lifou a préféré faire demi-tour face à un voile de fumée à l’approche de l’île. »

(Les Nouvelles calédoniennes, 31 mai 2010)

 

Pour les lecteurs peu au fait des choses du Pacifique, voici quelques petites précisions sur le sujet, qu’ils pourront toujours ressortir à l’occasion pour briller en société :

- Le Yasur est un volcan actif situé à Tanna.

- Tanna est l’une des 83 îles qui composent le Vanuatu (anciennes Nouvelles-Hébrides).

- Le Vanuatu est un archipel voisin, majestueusement disposé au nord-est de la Nouvelle-Calédonie et à un jet de salive de Maré.

 

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Voilà, tu sais (presque) tout, maintenant.

La caractéristique principale de ce Yasur est qu’il est le volcan actif le plus accessible au monde. C’est tout à son honneur. Il culmine en effet péniblement à 365 m de hauteur, ce qui permet de le gravir en un gros quart d’heure de vingt minutes, la fleur au fusil. Sans doute jaloux de la subite notoriété de son illustre confrère islandais, le petit Yasur a donc décidé lui aussi, en cette fin mai, de faire chier son monde. Et il s’est mis à cracher encore plus fort que d’habitude. C’est ainsi qu’à la longue liste des impondérables pouvant menacer à tout moment la bonne marche des liaisons aériennes d’Aircal entre Nouméa-Magenta et les îles Loyauté (panne, grève, météo, maintenance, chien…), s’ajoutent maintenant les éruptions volcaniques du Vanuatu. Nous voilà bien !

 

 

A suivre, le reportage sur place, comme si tu y étais…

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 10:00

 

Avant de replonger dans le quotidien de l’oiseau Pédagogie, des pensées émues pour JM le vieux, qui était un lecteur assidu de ce blog. On se fendait tous deux régulièrement la poire, à la lecture de nos articles réciproques. Lui animait le blog de la famille Adams, avec un style hilarant qui me rappelait Desproges.

JM le vieux nous a quitté définitivement en janvier dernier, un an après avoir quitté Maré.

Je pense aussi à Sandra, sa femme, à Noah et à Jade, ses deux petits bouts et à Pierrot, son frère.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 08:00


Aujourd’hui, lendemain de la journée de la femme (et sans qu'il y ait de rapport avec cet évènement), est un grand jour : après plus de trois mois de silence radio, pour cause de déménagement et d’absence forcée de connexion Internet (merci le promoteur de notre nouvelle demeure qui n’avait pas prévu de ligne, merci l’agence immobilière qui nous avait caché l’histoire, merci l’OPT un peu lent à la détente…), je retrouve enfin ma dignité d’être humain expatrié, sous la forme d’une connexion toute neuve, ADSL qui plus est !

 

La trêve estivale (de décembre à mars) a donc été beaucoup plus longue que prévue. Et il s’en est passé, des choses, depuis mon dernier billet d’il y a plus de trois mois. Et pas forcément des plus excitantes. Un déménagement de Maré pour Nouméa, principalement, avec tous les à-côtés qui en découlent et qui peuvent rapidement prendre ici une ampleur insoupçonnée.

 

Après trois belles années passées à Nengone, l’île qui parle à votre cœur, il était temps de passer à autre chose. Vivre chaque jour un épisode de Kho Lanta pour trouver une baguette de pain frais, un flexible pour la douche ou quatre bougies pour la Clio, on a beau aimer ça, ça fini quand même par lasser insidieusement. Même au bord de plages paradisiaques ! Quant à Madame Tazar, sa volonté de trouver du travail (si possible dans son domaine de prédilection, l’enseignement en classe primaire) s’est vite trouvée contrecarrée par la légère priorité absolue donnée à Maré à l’emploi local. Même si le local en question n’a ni diplôme, ni formation, ainsi qu’une maîtrise de la langue française plus que rudimentaire. Les futures élites du pays parleront Nengone, et puis c’est tout ! Mais, pas de polémique Victor, chacun voit midi à sa porte et le destin commun est en marche. C’est le principal.

Resterons néanmoins des souvenirs inoubliables, des images plein les yeux et de belles amitiés.

 

Nous voici maintenant à Nouméa, avec du pain frais (sur la planche), des bougies à foison et un flexible pour la chedou. Sans parler d’un nouveau poste pour moi (en lycée professionnel) et pour ma douce (dans une école primaire de bonne facture). De quoi voir venir sereinement l’année qui s’annonce, notre dernière sur le Caillou. Nouméa, un bon sas de décompression avant le retour métropolitain (ses embouteillages, sa pollution, ses gens, ses plages bondées, ses parkings de Carrefour…), d’ores et déjà prévu pour début 2012.

 

Mais la matière première de ce blog risquant fort de venir à manquer (la description de la dégustation d’un hamburger O’boucher, sur la Baie des Citrons, risquant d’être bien fade comparée à celle d’une coutume pour baigner la mer fermée), l’essentiel des publications futures sera constitué d’inédits traînant sur mon disque dur et datant de ces trois dernières années.

Maré, comme si on y était encore !

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