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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:00

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Episode précédent

Toutes ces photos ont été prises au hasard de déambulations bucoliques dans les ruelles de Sannenzaka du quartier de Gion Higashi, ainsi que dans le tumulte d’une fête traditionnelle au sanctuaire de Yasaka, à Kyoto. La cadrage serré et le traitement légèrement estompé permettent d’occulter la présence toute proche de nombreux spectateurs, fans et photographes, se bousculant joyeusement de manière indescriptible pour approcher ces véritables rock stars nippones (ni mauvaises, d'ailleurs).

 

D’après les commentaires avisés de Miss Miloko sur ma galerie Flickr, il s’agirait ni plus ni moins que de maiko Miharu, maiko Kanoka et maiko Kanoyumi, ce qui vous en bouche un coin, pas vrai ? Quant à la jeune femme sans maquillage, ce ne serait ni une maiko ni une geisha mais une jolie japonaise qui avait de toutes façons bien sa place dans ce reportage. 

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:00

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Lors de ses études, la maiko (jeune apprentie geisha) accompagne ses aînées dans les maisons de thé, les réceptions et les banquets ce qui lui permet d’apprendre le métier sur le tas sans débourser un rond.

Puis, elle devient une geisha, une dame raffinée  d’excellente compagnie réservée à une clientèle très aisée qui a bien de la chance.

La geisha est passée maîtresse dans l’art de servir le thé sans ébouillanter le monsieur et est capable de résoudre une grille de sudoku force 4 en moins de 5 minutes. Elle danse le bugaku (danse traditionnelle du genre théâtrale) mieux que Shakira le foxtrot andalous et sans jamais mettre en péril sa coiffure aussi raffinée que remontée. De manière plus générale, elle excelle dans les arts traditionnels japonais ce qui peut se révéler fort utile pour impressionner Julien Leppers.

Elle porte un kimono de soie fait main dont le prix peut varier de 12 000 à 23 000 €, ce qui permet de la distinguer sans peine d’un sumotori de 280 kg, et n’hésite pas à s’enduire le visage de maquillage blanc, en signe de distinction.

Femme de goût, elle ne sort que très rarement avec les footballeurs de l’équipe de France.

A suivre...

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 09:00

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Episode précédent

Yukata (kimono en coton) et sandales (claquettes locales) que l’on chausse dès l’entrée du ryokan complètent la panoplie du parfait petit japonais moyen. Cette dernière est d’ailleurs très pratique pour aller prendre son bain, dans une des deux salles réservées à cet usage (une pour les femmes, une pour les hommes, prière de ne pas être distrait !). Chaque salle est séparée en deux parties distinctes : une première où l’on se lave sous la douche, assis sur un tabouret en plastique, une seconde où l’on se prélasse dans un bassin surchauffé (limite sauna) en posant un regard bucolique sur le petit jardin extérieur et la situation internationale…

 

Calme et sérénité transpirent de ces lieux. A croire que l’esprit zen imprègne même les visiteurs étrangers, par essence occidentalement bruyants et sans gène.

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 09:00

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Au Japon, le ryokan est une auberge traditionnelle, l’équivalent de nos charmantes chambres d’hôtes (comme peut en proposer Ghis, du côté d’Opio). Il s’agit souvent d’une petite maison basse dans un quartier tranquille et c’est vraiment le meilleur moyen de se loger avec un très bon rapport qualité-prix, tout en étant au contact de l’habitant.

Mais comment dénicher la perle rare à Tokyo, ville tentaculaire de 13 millions d’habitants et aux multiples quartiers ? En lisant le Guide du routard, cette question !

 

Grâce à lui, nous nous sommes retrouvés à Yanaka, un secteur authentique et préservé, rescapé du séisme de 1923 et des bombardements de 1945 (ce qui est quand même appréciable). Demeures en bois côtoient temples et sanctuaires, le tout agrémenté de magasins délicieusement désuets… Un quartier horizontal et suranné, à taille humaine, hors du temps et, qui plus est, fort bien situé. Un excellent moyen d’aborder cette ville surdimensionnée sans appréhension.

 

Le Sawanoya Ryokan est une petite auberge authentique de deux étages, à l’atmosphère familiale, perdue au fond d’une ruelle obscure (pour ceux qui, comme nous, font une arrivée nocturne). Pas de grilles ou de portes verrouillées pour protéger la maison, mais une simple tenture dissimulant une porte en lamelle de bois qu’un nourrisson arthritique pourrait enfoncer d’une chiquenaude. Visiblement, ici, il n’y a pas de stress superflu lié à l’insécurité urbaine.

 

Nous sommes accueillis par le maître des lieux, M. Isao Sawa, un accort personnage de 73 ans qui reçoit depuis presque 30 ans des voyageurs dans son humble demeure. Après nous avoir fait déposer nos chaussures à l’entrée, il nous fait l’honneur de la présentation des lieux, à l'aide d'un dialecte abscons d'où surnagent quelques vagues intonations anglophones fort bienvenues.

 

Les chambres sont de style japonais (encore heureux !) et on y retrouve les éléments du mode de vie traditionnel : plancher recouvert d’un tatami en paille de riz, portes coulissantes avec encadrement en bois et papier de riz (chahuteurs et enfants s’abstenir, on doit pouvoir passer facilement au travers), ameublement minimaliste (table basse et placard)… L’espace, comme de manière générale dans les villes du coin, est compté.

Pour se coucher, pas de tralala : on pousse la table, on sort le futon (matelas extra fin, dont l'unité de mesure est le millimètre) du placard et on le déroule sur le tatami. On y ajoute une pincée de couette et le tour de la question est joué !

 

Yukata (kimono en coton) et sandales (claquettes locales) que l’on chausse dès l’entrée du ryokan complètent la panoplie du parfait petit japonais moyen...

A suivre
 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 08:00
Golden Gai (Tokyo)

A deux pas du Kabukicho, la deuxième à droite juste après les néons blancs, voici le Golden Gai.

En quelques dizaines de mètres, l’atmosphère a radicalement changé : finies les lumières éclatantes et la foule des grands soirs, place aux étroites ruelles obscures, désertes et silencieuses.

Voici le commentaire du Guide du Routard sur ce – minuscule – quartier, commentaire que je me suis empressé de lire à Madame Tazar, toujours avide d’expériences culturelles insolites : « un vestige de l’après-guerre et de la période de la reconstruction. Cinq longues et étroites ruelles, bordées par quelques cent bars liliputiens (en moyenne 4m²) contenant au maximum huit personnes (y compris le patron et le comptoir !). Ne pas manquer de venir vous pénétrer de ce lieu étrange, totalement anachronique et toujours menacé d’être un jour rayé de la carte par une opération immobilière. »

Nous sommes donc venus nous pénétrer, de ce lieu étrange s'entend. Et, en matière d’anachronisme, nous n'avons pas été déçus ! Un quartier totalement désertifié et plongé dans l’obscurité, des ruelles aussi étroites que délabrées qui donnent furieusement envie d’aller voir plus loin si la vie existe encore... Seul le bruissement furtif de nos baskets donne un semblant d’animation à ce lieu irréel de fin du monde, à simplement deux pas des artère enfiévrées du Cho. Quelques vagues lueurs vacillantes révèlent par endroits des bouclards inhospitaliers devant lesquels il fait bon passer son chemin, sous le regard aussi fermé que suspicieux des deux personnes attablées à l’intérieur.


Madame Tazar, qui ouvre la marche, a accéléré le rythme, partant du principe que moins on avance plus vite, plus on recule moins vite. Je trottine à l’arrière du convoi, lâchant subrepticement une rafale de deux clichés après avoir bien fais gaffe de ne pas être observé. La cinquième et dernière rue effacée à marche forcée, nous pouvons, la satisfaction du devoir accompli, réintégrer l’ambiance sereine et apaisante du Kabukicho. Je peux alors terminer ma lecture que j’avais mise en stand-by de crainte d’essuyer un refus franc, massif et sans appel : « ces bars possèdent depuis longtemps leur propre clientèle de fidèles. A vous d’errer, de renifler, de croiser des regards et atmosphères hospitalières. Question d’intuition et d’interprétation des signes. Mais, à moins d’y aller avec un habitué, vous n’y serez pas nécessairement le bienvenu. … »

 Golden Gai (Tokyo)
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 09:00

Shinjuku (Tokyo)

 

Après Shibuya, nous voici à Shinjuku, un autre quartier emblématique de Tokyo. Non content de posséder la plus grande station de métro du monde (des kilomètres de couloirs, une cinquantaine de sortie et trois millions de passagers par jour) Shinjuku se divise en trois – grandes – parties : celle des gratte-ciel, celle du Kabukicho (le quartier « cho » de Tokyo) et celle du Shinjuku gyoen, le plus grand parc de la ville, qui devient rose à l’époque de la floraison des cerisiers. Il paraît que c’est très joli, à condition toutefois d’aimer le rose. Vu que, pour les cerisiers, il faudra repasser à un autre moment qu’en hiver, nous avons, d’un commun accord avec moi-même, fait l’impasse sur ce parc. De toutes façons, les parcs, c’est comme les temples, on sait ce que c’est… On en a vu un (le parc de la Rivière bleue, par exemple) et on les a tous vus !

Restent donc les gratte-ciel ou le quartier chaud. On commence par quoi ? Comment ? Bon, d’accord.

Le Kabukicho présente tout d’abord, aux yeux du badal émerveillé, une chiée d’enseignes et de néons verticaux scintillants, clignotants et tout ce que tu voudras dans un fatras de lumières éblouissantes qui foutraient directos la colique à Gilbert Montagné. S’ensuit toute une enfilade de bars de massages, de salons à hôtesses, de salles de strip, de boîtes de jeux et de love hotels (au nom quand même plus agréable que nos vulgaires hôtels de passe)…


D’après le Guide du routard, le Kabukicho serait, je cite de mémoire, dix fois plus impressionnant que Pigalle. Puis-je pouffer ? Merci. Pouf, pouf…
Plus dépaysant, forcément. Plus chaud, sûrement pas. Tout reste bon enfant, à la japonaise. Pas de racolages ou d’exhibitions sordides comme chez nos amis parisiens ou au King Cross voisin. Seules les otaku (très jeunes filles déguisées délicatement en soubrettes, maid) distribuent obligeamment des prospectus pour vanter les mérites de leur maid-café. Pas le moindre sentiment d’insécurité, donc. Tokyo est bien, de loin, la capitale la plus sûre du monde et cela se ressent jusque dans le « cho ».

Shinjuku (Tokyo)


Si je ne peux bien sûr pas te décrire en détail l’intérieur de tous ces lieux de voluptueuse perdition (Madame Tazar n’est pas loin), laisse-moi par contre m’attarder, en tout bien tout honneur, sur les pachinko, ces salles de jeux enfumées qui constituent le premier passe-temps national du coin. Des chiées d’espèce de flippers verticaux disposés côte à côte, des clients absorbés à l’extrême, des heures durant, par l’importance de la tâche à accomplir et, surtout, le bruit des machines… Ah, le bruit des machines !
Un vacarme effarant, effroyable, hallucinant, affolant (putain, le dico des synonymes va y passer !), sorte de fusion cosmique entre un morceau de Slayer passé en 78 tours, volume bloqué à 11, et une usine nord-coréenne de concassage de graviers. Le genre d’expérience ultime qui te ferait prendre un "concert" des lobotomisés de NTM (traduction française de « Manque de respect à ta génitrice ») pour une charmante musiquounette de chambre.


Plus tard, brisé par le rythme infernal du quartier et la dépression post-pachinko, le client se rendra dans un maid-café aux décors de poupée où une soubrette avec une petite coiffe blanche dans les cheveux l’accueillera par un mielleux « bienvenue chez vous, maître ! » (GDR 2009 – p.165)

Shinjuku (Tokyo)

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:25
Shibuya (Tokyo)


Coucou, me revoilou ! Après presque trois mois de silence radio pour cause de vacances, de fêtes de noël, de surmenage, d'autre chose à foutre, d'absence d'Internet et de pas envie, retour sur la toile en même temps qu'à Maré, l'île où tout est possible. Mais avant de se replonger dans notre quotidien insulaire, fait actuellement de rentrée scolaire et de mer fermée (qui a crié "encore ???"), retour sur ces deux derniers mois, fertiles en souvenirs, en émotions et en images de toutes sortes.

Le Japon étant l’une des deux escales d’Air France entre Nouméa et la métropole (la Corée libre étant la seconde), Madame Tazar et moi-même aurions eu tort de nous priver. Nous avons donc passé, entre l’aller (Tokyo) et le retour (Kyoto), une dizaine de jours chez nos camarades bridés du Soleil levant. Une plongée dans un univers aussi fascinant que déroutant, même pour des gens venant de passer deux années à Maré.

Shibuya, pour commencer en beauté, est l’un des – nombreux – quartiers emblématiques de Tokyo, une sorte de (petit) Times Square à la sauce nippone (ni mauvaise, aigre-douce sucrée, toujours servie avec des baguettes). Publicités géantes, néons agressifs de jour comme de nuit, qui ne sont pas sans rappeler certaines maisons kanak, illuminées en permanence pour éloigner dame blanche, boucan et autres joyeusetés néfastes. Ici, les motivations sont plus bassement mercantiles, tournées ostensiblement vers la consommation à outrance dans les nombreux grands magasins (de la fringue de luxe au biberon high-tech rose avec écouteurs et ventilo incorporés) qui égaient le quartier. 
L’animation est permanente, Shibuya possédant, entre autre curiosité, le plus grand carrefour piétonnier du monde. En quelques minutes et aux heures de pointe, c'est-à-dire vingt heures sur vingt-quatre, des milliers de passants changent de trottoir, sans l’ombre d’une bousculade ou du moindre signe d’agressivité pourtant propre à la plupart des mégalopoles modernes. Un chassé-croisé spectaculaire, guidé par deux passages en diagonale marqués au sol, toujours dans l’ordre et la bonhomie locale, c'est-à-dire sans un mot ni un regard plus haut que l’autre… Il faut dire que la grande majorité des passants progressent l’œil rivé sur leur Iphone Padtouch pro customisé, ce qui limite d’autant le zeste de velléité belliqueuse qui pourrait subsister de leurs ancêtres kamikazes.
Vieux japonais austères côtoient collégiennes en uniforme et ados branchés dans un brassage phénoménal et bon enfant.



Mais nous n’avons encore rien vu. A quelques encablures de là débute en effet le Center Gai, rue follement piétonne où center guys (tribu d’ados cloutés) et mambas (leurs consoeurs, espèce d’espèces de lolitas peroxydées) s’ébattent en toute liberté sous le regard indifférent des gens normaux. Des ados nourris aux mangas, débonnaires et sans complexes, au look pas possible à te pisser dessus… Crinières décolorées, cuirs androgynes ou looks cloutés pour les gars, mini-shorts ralatouf, bas à étoiles ou bottes à fleurs pour leurs consoeurs d’extravagance. Babas, hardos et gothiques, motifs fluos et couleurs flashys s’entremêlent dans ce laboratoire déjanté de mode qui ferait passer l’ami JP Gaultier pour un petit tailleur étriqué des quartiers nord de Bourgoin-Jallieu.

Shibuya (Tokyo)
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