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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 10:00

 

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, grâce à l’œil avisé de Mlle Sylvie, que mon dernier post intitulé « Maré : genèse d’un drame annoncé » avait été repris intégralement dans l’article « affrontements sanglants à Maré (Kanaky) », article issu d’un blog au nom évocateur de « Servir le peuple ». Un blog, tiens-toi bien au pinceau, j'enlève l'échelle, communiste-révolutionnaire-marxiste-léniniste-maoïste (je cite), ni plus, ni plus. J’entends d’ici l’ami JM se fendre la poire, de là haut.

Diantre ! Je ne m’attendais pas, en effet, à illustrer de la sorte et bien malgré moi un argumentaire visant à imputer la responsabilité du drame de Maré aux puissants colons caldoches (sic), à la domination impérialiste (re-sic) et à l’autorité coloniale française (re-re-sic).

 

Certes, il est précisé (je cite encore) que mon article est « plutôt hostile au mouvement ».

Soit.

Mais deux questions me brûlent cependant les lèvres :

- Comment pourrais-je être hostile à un mouvement dont j’ignorais l’existence il y a tout juste une heure ?

- Pourquoi, dans ce cas, reproduire alors mon article ?

 

La logique révolutionnaire emprunte parfois des chemins tortueux que la raison ignore. De même qu’il est tout aussi ignoré par l’auteur de cet article que Nidoïsh Naisseline, le PDG d’Aircal au cœur du conflit, loin d’être un puissant colon caldoche ou un suppôt de l’impérialisme occidental est avant tout un chef coutumier Kanak, grand chef de l’île de Maré, et un chef d'entreprise. N’est-ce pas justement le fait de voir un Kanak chef d’entreprise qui perturbe grandement ces chantres des idées toutes faites ? Les choses seraient tellement plus simple si, au poste de M. Naisseline, se trouvait un méchant Blanc impérialiste... 


Sortir des sentiers battus du manichéisme politique issu d’un endoctrinement précoce des masses laborieuses (comme on dit dans les centres de rééducation) n’est pas chose aisée et « servir le peuple » est vraiment une belle et noble cause. Comme revendiquer des billets d’avion au tarif unique de 10 000 balles CFP, d’ailleurs.

Et ce n’est pas M. Mao, le timonier aux dizaines de millions de morts, qui me contredira.

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Published by Bob Tazar - dans Syndicat caca
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 09:00


Un protocole de fin de conflit a enfin été signé le 6 août dernier entre Nidoish Naisseline (président d’Aircal) et Marie-Pierre Goyetche (vice-présidente de l’USTKE).

Après plusieurs mois troublés et une terrible semaine de blocages et de violences à Nouméa (du fond de sa cellule du Camp-Est, M. Jodar, le président de l’USTKE, n’a pu que se féliciter d’avoir été entendu par ses troupes, lui qui, il y a peu,  agitait la menace d’un retour aux Evènements des années 80), le calme est donc – provisoirement – revenu en Nouvelle-Calédonie.

Le refus de Nidoish Naisseline de signer une première mouture, élaborée unilatéralement, de ce protocole avait cristallisé les tensions des troupes uestékaïstes qui réclamaient tout à la fois le paiement des trois mois de grève, la libération de leur président et l’abandon des poursuites à l’encontre des autres militants incarcérés. Ni plus, ni plus.

La signature de ce fameux protocole a donc été vécue comme une victoire pour l’USTKE, il suffisait pour cela de voir la mine réjouie de Madame Goyetche. Le Président Naisseline, malgré sa fermeté (« ils peuvent venir avec des tanks, je ne paierai pas les jours de grève »), avait cédé. Le soir même, des pick-up aux couleurs du syndicat paradaient Baie-des-citrons, avec force coups de klaxon et de canettes vides.

Pourtant, si l’on prend le temps de lire ce document, on se rend compte avec surprise que Nidoish Naisseline n’a cédé absolument sur rien.

Au sujet du paiement des jours de grève, tout d’abord, « l’entreprise (Aircal) rappelle que le salaire constitue la contrepartie de l’exécution du contrat de travail et que la rémunération n’est pas due lorsque le salarié participe à un mouvement de grève. » (…)
Après cette piqûre de rappel qui risque d’en surprendre plus d’un, il est convenu que « les salariés grévistes qui en feront la demande percevront une avance sur salaires correspondant à un mois de salaire. Cette avance sera remboursée (…). »

Prendre une avance sur salaire remboursable pour un paiement des jours de grève est une démarche bien hasardeuse, n’importe quel stagiaire en 1ère année de CAP comptabilité te le confirmera.

Cela n’a pas empêché un journaleux de LCI, à la une de son édition en boucle, de titrer : « Conflit Aircal / USTKE : les jours de grève seront payés ». Le Figaro, de son côté, n’a pas été très clair en écrivant curieusement que, au terme de ce protocole d'accord, « l'USTKE a obtenu le paiement des jours de grève, par le biais d'avance sur salaire » (sic).

Une nouvelle notion juridique vient donc de voir le jour, celle du paiement remboursable des jours de grève. Elle permet de satisfaire à la fois les employés grévistes (qui sont payés) et l’employeur (qui est remboursé). Comme à l’école des fans, tout le monde gagne. Vive le destin commun !
Les adeptes du grand gourou, cependant, s’ils ne mettent pas un peu de blé de côté, risquent d’avoir une fin d’année difficile. Leur restera toujours la solution d’une nouvelle grève, appuyée à distance par Messieurs Bové et Besancenot, pour dénoncer les retenues sur salaire qui ne manqueront pas de suivre le non remboursement du paiement des jours de grève remboursable à l’Etat colonial.

Au sujet de l’abandon des poursuites judiciaires, là encore, le protocole est on ne peut plus clair : « Aircal s’engage à ne mettre en œuvre aucune procédure judiciaire à l’encontre du syndicat USTKE (…) à l’exception des procédures relatives aux faits du 28 mai 2009 (c'est-à-dire à l’exception du jour où toutes les exactions à l’encontre d’Aircal ont été commises, débordements ayant entraîné l’incarcération de Jodar et de ses militants) ».
Cela permet d’or et déjà d’anticiper la prochaine étape de ce feuilleton interminable : les blocages inévitables, à grand coup de bâches bleues, qui suivront le maintien en détention de Gérard Jodar, le 25 août prochain, lors du rejet de son appel.

Pour finir ( ?), et afin de bien enfoncer le clou, Nidoish Naisseline a fait inscrire sans rire dans le préambule « le nécessaire respect qu’il convient d’attacher à la défense de la mission de service public remplie par Aircal et aux autorités coutumières. »
Là, le Grand chef du Guahma y est allé peut-être un peu fort. Imposer le respect à l’USTKE, ça risque quand même de se voir…

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 09:00



Photo : http://kanakystyle-over-blog.fr

Il fallait s'y attendre ! Après la condamnation à douze mois de prison ferme (ni plus, ni plus) de M. Jodar, président de l'USTKE, pour entrave à la circulation d'un aéronef (et non pas pour l'ensemble de son œuvre, les griefs de détérioration en bande organisée et d'incitation à la guerre civile  n'ayant curieusement pas été retenus contre lui), les réactions en provenance de métropole ne se sont pas faites attendre.

Le camarade Besancenot, tout d'abord, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et nostalgique du Paradis terrestre (bonheur, prospérité, eau et gaz à tous les étages du goulag) a ouvert le bal mardi, dans un communiqué tout en finesse où il dénonce « la marque d'une justice coloniale ».
En avril 2008, déjà pour une affaire semblable impliquant l'indécrottable Monsieur Jodar, Olivier Besancenot, alors porte parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) avait exigé « la fin de la répression coloniale en Kanaky » : « Dès qu'on touche aux intérêts de la mondialisation, ce qu'ont fait les camarades de l'USTKE, et bien ça réprime et ça réprime dur (...) »
Plus près de nous, le 28 mai 2009, il avait déjà, au nom du NPA exigé la libération immédiate de tous les syndicalistes : « au cours d'une intervention à l'aéroport de Magenta (NDLR, occupation et détérioration d'un aéronef) jeudi matin localement, une grande partie de la direction de l'USTKE dont son président Gérard Jodar a été arrêtée avec de nombreuses violences à la clef (NDLR, aucun blessé). Alors qu'il s'agit d'un conflit social portant sur un licenciement abusif (NDLR, le non renouvellement d'un CDD arrivé à terme), rien ne justifie une telle répression ».

C
e même mardi, et dans le même registre truffé d'erreurs, d'omissions et de contre-vérités, Noël Mamère interpellait la toute nouvelle secrétaire d'État chargée de l'outre-mer, Marie-Luce Penchard, en ces termes :

« Ma question (...) porte sur un problème grave : je veux parler de l'arrestation de Gérard Jodar, président de l'USTKE, le principal syndicat de Nouvelle-Calédonie (NDLR, le premier sûrement en terme de nuisance, mais le second en terme de représentativité), et de cinq autres responsables syndicaux. Ils ont été condamnés à des peines de prison ferme - un an pour le président Jodar - pour avoir mené une manifestation de caractère syndical (NDLR : occupation et détérioration d'un aéronef) après qu'un protocole eut été signé entre l'USTKE et Air Calédonie (NDLR : le protocole en question est postérieur à ces évènements et n'a jamais été signé par M. Naisseline, le président d'Aircal). Or Air Calédonie n'a pas respecté ce protocole et les syndicalistes ont manifesté (NDLR : les syndicalistes ont en réalité manifesté pour obtenir le renouvellement d'un CDD, puis pour obtenir le paiement des trois mois de grève). Ils ont été emprisonnés pour un motif qu'on ne comprend absolument pas, ou trop bien, pour illustrer ce que peut être une justice coloniale : entrave à la circulation d'un aéronef. Cette criminalisation du mouvement syndical kanak au moment où nous discutons de l'évolution statutaire de l'île (NDLR, le statut de la Calédonie n'est pas en discussion, il est gelé par les accord de Matignon jusqu'en 2014) peut provoquer de graves troubles.

Plus anecdotique, le collectif Corsica Libera, qui en connait un bout sur les luttes de libération nationale et le banditisme, témoigne de sa pleine et entière solidarité à Gérard Jodar ainsi qu'à ses compagnons de lutte.

 

Tous ces professionnels de la désinformation à visée bordélisatrice peuvent sévir d'autant plus effrontément que l'information n'est visiblement pas arrivée jusqu'en métropole, si ce n'est par l'intermédiaire de quelques blogs (Bibi, bien sûr, mais aussi JM, Paule, Franck, Fanny et Annelise).


La technique de ces zozos, rodée au long cours de décennies de mystifications, fait la part belle à l'utilisation sans vergogne des sempiternels vieux clichés manichéens (les bons Noirs - ouvriers contre les méchants Blancs - patrons), sans crainte (ou avec l'espoir ?) de raviver les anciennes tensions. Aucun mot, par contre, sur les motifs réels de ce conflit (peu avouables), ni sur le fait que les Kanak, dans leur grande majorité, ont clairement choisi leur camp, ne veulent pas de ce Monsieur Jodar et soutiennent M. Naisseline, lui-même Kanak (voir les manifs à Maré, à Nouméa et les incidents de Lifou où les gendarmes sont intervenus pour protéger certains militants USTKE menacés par les coutumiers).
 

Le prochain a s'exprimer, j'en prend les paris, devrait être logiquement José Bové. Le moustachu à pipe, en effet, lorsqu'il ne fauche pas un Mac Do transgénique n'aime rien moins que s'afficher en soutien des camarades Uestékaïstes,  qui avaient d'ailleurs appelés à voter pour lui lors des dernières élections présidentielles.


A moins qu'il ne se fasse doubler par la CGT qui, il y a quelques semaines, dénonçait "la répression inacceptable de l'Etat français et le coup de force à propos de cette action syndicale » et critiquait  le fait que le Haut Commissaire n'ait « pas hésité à envoyer les forces de l'ordre contre les militants de l'USTKE venus apporter leur soutien à une salariée de la compagnie Air Calédonie menacée de licenciement ».

Sans oublier Les Verts ou le PCF, dans les starting-blocks de la récupération, qui, le 21 avril 2008, participaient à un meeting à Paris pour sensibiliser sur la répression anti-syndicale en Nouvelle-Calédonie.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 12:23

Une marche de 400 personnes dans la rue principale de Tadine, noire de monde. Des banderoles, des slogans, des tracts... Les évènements de 84, que Monsieur Jodar appelait il y a peu de ses vœux,  seraient-ils de retour ?

Pas du tout, il s'agit d'une marche des habitants de Maré en soutien à Nidoish Naisseline, leur grand chef, dans le conflit interminable qui oppose ce dernier à l'USTKE.


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M. Jodar, de tout temps, s'est fait un devoir de braver ordre colonial et légalité républicaine. Sa conception curieuse et extensible du droit de grève, qu'il met tranquillement à toutes les sauces, lui permet sans vergogne de revendiquer l'inacceptable tout en défiant forces de l'ordre, haut-commissaires et tribunaux, le plus souvent avec succès, d'ailleurs.


A Maré, ce ne sont pas les deux gendarme et gendarmette débonnaires qui observent de loin l'avancée des opérations qui vont freiner l'avancée de ses troupes. Mais un autre phénomène est en train de se développer qui risque beaucoup plus sérieusement de contrecarrer les objectifs bordélisateurs de ce révolutionnaire de carnaval.
Les grands chefs coutumiers de Nengone, en effet, ont été saisis par la population excédée et une marche silencieuse de 400 personnes déterminées (c'est-à-dire plus de vingt fois plus que l'ensemble des troupes uéstékiennes de l'île) s'est déroulée ce matin à Tadine.

Dans la rue principale de Tadine, pour une fois noire de monde, les slogans étaient explicites :
- Marche de soutien pour le respect de la coutume, protégeons nos grands chefs
- Mise en danger des usagers, STOP aux dégradations des avions, protégeons le service public
- Solidarité avec la direction d'Aircal, soutenons nos cadres kanak

Deux tracts (l'un en provenance des grands chefs, l'autre du Comité pour la Revendication Indigène) ont également été diffusés et remis par une délégation à la Mairie et à la gendarmerie.


Comme je suis d'humeur badine, les voici, reproduit en quasi-intégralité (et sans aucun supplément) :

 


Décision des grandes chefferies de Maré

Afin de dénoncer la mise en danger de la vie des usagers d'Air Calédonie par la dégradation des avions et protester contre les insultes de l'USTKE proférées à l'égard des autorités coutumières, particulièrement contre la grande chefferie du Guahma et de son grand chef, les grands chefs de Maré décident d'interdire toute manifestation de l'USTKE à proximité de l'aérodrome de Maré sous peine de sanction coutumière.

Tant que cet affront n'aura pas été réparé, toute entrave au service public (aérodrome, service de santé, école, mairie...) du fait de l'USTKE sera considérée comme de la provocation et traité comme tel.

Les grands chefs de Maré dénoncent fermement les tentatives d'infiltrations de ce syndicat réactionnaire au sein des chefferies et demandent à ce que soient pris en compte les dimensions culturelle et spirituelle de la société kanak dans la gestion des collectivités publiques, à savoir le respect de la personne humaine notamment dans l'accès à la santé, à l'école, au transport, au travail...

Signé : les grands chefs de Maré

 


Communiqué :

Une grève contre le peuple

Le Comité pour la Revendication Indigène tient à rappeler qu'il y a 50 ans, à l'initiative de nos vieux (calédoniens et kanak), la première compagnie de transport aérien locale avait été créée, la TRANSPAC. Elle deviendra par la suite Air Calédonie (...) avec la même mission de service public et de désenclavement de la population de l'Intérieur et des Iles (...). Ces îles sont des « terres coutumières » habitées par une population indigène dont la grande majorité n'a pas de revenu fixe (environ 4% de salariés à Maré, un peu moins à Belep), mais qui fournit plus de 80% des usagers d'Air Calédonie. La mission de celle-ci est par conséquent de fournir un service à la fois convenable et abordable pour les plus démunis.

Quant à la compagnie Air Calédonie, ses effectifs sont à 98% des « enfants du pays » et sa Direction et son Conseil d'Administration sont très majoritairement locales, ce qui est rarissime en Nouvelle-Calédonie.

Pour cette raison, une grande partie à la fois du personnel et des usagers d'Air Calédonie pense que cette compagnie est leur patrimoine emblématique et que l'attaquer c'est attaquer la Nouvelle-Calédonie et particulièrement sa population indigène des îles.

Or c'est Air Calédonie que l'USTKE (Union des syndicats des Travailleurs Kanak et exploités) a décidé de saboter, pour une affaire de CDD non renouvelé ou non transformé en CDI. La Direction ayant réglé cette affaire, le Syndicat sort une autre revendication : le paiement des jours de grève ; et pour se faire entendre, il n'a pas hésité à dégrader les installations aéroportuaires de Magenta (aérodrome domestique) et à occuper les aéronefs d'Air Calédonie provoquant de nombreux arrêts de vol.

Il y a une dérive de l'USTKE depuis que G. Jodar en a pris la direction. Ce syndicat se réclame d'un peuple, le peuple kanak, dont il n'hésite plus par ailleurs à piétiner les intérêts et à cracher sur les valeurs.

Sans égard pour l'intérêt des usagers et du développement touristique des « terres coutumières », des débrayages surprise et des grèves en période de vacances scolaires et de mariages se produisent trop souvent (...).

Partant d'une vision à la fois CGT et colonialiste de la libération de l'homme, l'USTKE pense que celle-ci est un combat entre patrons et salariés et que les paysans et les peuples indigènes n'ont rien à y faire. Pour le cas qui nous concerne : « que crèvent les habitants des terres coutumières pour que vive l'USTKE ».

Concernant les valeurs, il est clair maintenant que l'USTKE n'a que haine pour des cadres kanak qui sont arrivés par eux-mêmes à des postes de responsabilité, sans passer par le piston syndical (...).

Les insultes affichées et écrites contre ces responsables et leurs collaborateurs sont carrément orduriers : « renégat à ta race », « cadre kanak incompétent », « grand chef bâtard », « directeur commercial, bâtard, nike ta mère »... On est à l'extrême opposé du respect et de l'humilité recommandés par la coutume.

En tous les cas, dans le conflit d'Aircal, il est évident qu'on n'est plus dans le cadre d'un conflit de travail habituel. La Direction de la société et l'USTKE n'ont plus d'intérêts communs sur lesquels s'entendre et ils ne partagent plus les mêmes valeurs.

Signé : C.R.I.

 

Il est quand même à noter que c’est la population kanak elle-même (grands chefs, Comité pour la revendication Indigène, usagers) qui condamne fermement les agissements de l’USTKE et non l’Etat colonialiste, vraiment discret sur ce coup.
Cela en dit long sur la popularité de Monsieur Jodar, rejeté par ceux-là même qu'il prétend défendre...

 
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 13:23
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Alors que les photos du Vanuatu, toutes plus belles les unes que les autres, s'accumulent désespérément sur mon disque dur, l'actualité commande et m'oblige, une fois de plus et à mon plus vif mécontentement, à en différer la publication pour parler encore et toujours de l'USTKE.


En effet, les évènements (au sens d'épisodes et non en référence à la période noire des années 80 qui fait tant fantasmer M. Jodar) se sont précipités aujourd'hui, suite à l'appel à la grève générale sur tout le territoire (voir Au fond à gauche, à côté des toilettes).


C'est ainsi qu'à Maré, l'aérodrome de La Roche a été paré de ses plus beaux atours en fin de journées, à savoir drapeaux (de la Kanaky et de l'USTKE), bidons, banderoles ainsi que les célèbres bâches bleues qui ont tant fait pour la renommée du « syndicat ». Simple « présence physique », m'ont cependant précisé les quelques militants débonnaires qui erraient pacifiquement sur le site. Du moins, ont-ils quand même précisé, « en attendant l'évolution de la situation » (c'est-à-dire les ordres du grand gourou).


Pendant ce temps, la réaction s'organise et une contre-manifestation d'usagers d'Aircal en colère, commanditée par la grande chefferie de Guahma (par Nidoish Naisseline, donc, qui cumule la fonction de grand chef et celle de président de la compagnie), est prévue pour demain 9 heures à Tadine.

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NB : ces photos ont été prises avec un vulgaire Coolpix compact pourri récupéré en catastrophe au fond d'un placard du CDI, sur les couilles de 16 heures moins des roupettes, ayant été averti en catastrophe par le camarade JM du blog et du bureau d'à côté, souffle court et pupilles dilatées, que « les bâches bleues sont de sortie, t'as ton appareil ? »

A ce sujet, et puisqu'on en parle, l'Excellentissime, en plus d'entrer dans le CDI, vient de faire son apparition dans le blog d'or 2009, poule 9. Allez vite voter pour lui, avant que l'autre illuminé ne fasse tout péter...

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 12:33











Photo Les Nouvelles calédoniennes

Monsieur Jodar, dit Oussama Ben Jodar, devant l'intransigeance de Monsieur Naisseline, président d'Aircal, qui a affirmé à plusieurs reprises que les jours de grève ne seraient pas payées (« Je le dis tout de suite : ces jours ne seront pas payés [...]. Ce serait immoral, alors que nous avons un trou financier et qu'ils viennent de mettre l'économie d'Ouvéa à sac » ; « ils peuvent venir avec des tanks, les jours de grève ne seront pas payés »), vient, une fois de plus, de faire la preuve de son grand sens des responsabilités.

Alors même qu'il se trouve sous le coup d'une action judiciaire (voir "Monsieur Jodar apprend à voler")
(procès le 16 juin prochain) pour « entrave à la circulation d'un aéronef », « détérioration d'un aéronef » et « dégradations volontaires en réunion » (faits passibles de cinq ans de prison ferme, ni plus ni plus), Monsieur Jodar, dit le Jobar, vient de promettre une nouvelle fois l'enfer aux Calédoniens sous la forme d'une grève générale à partir d'aujourd'hui et pour toute la semaine.
Et, comme si cela ne suffisait pas, il n'a pas hésité à brandir l'artillerie lourde en promettant « des événements auxquels on n'a pas assisté depuis 1984 ».

« Si aucune solution  [au conflit d'Aircal] n'est trouvée le 5 juin [aujourd'hui, NDLR], ce sera la grève générale. Et pas seulement à Nouméa. Vous allez assister à des événements auxquels vous n'avez plus assisté depuis vingt-cinq ans, ça va rappeler 1984. Je dis ça avec la plus grande détermination. Il y a de grandes chances que le système scolaire, les entreprises, l'administration, l'énergie, le carburant ou les mines soient perturbés. Autant il y a assez de forces de l'ordre ici, à Nouméa, autant ils ne seront pas assez dans le Nord et les Îles. » (voir Les Nouvelles du 5 juin)

 

Quant on sait que les évènements auxquels Monsieur Jodar, dit l'affreux Jojo, fait référence ont consisté en plusieurs années de guerre civile avec deux évènements particulièrement dramatiques à Tiendanite (10 morts) et Ouvéa (25 morts), on peut légitimement douter de l'équilibre mental du personnage.
N'oublions pas quand même, histoire de remettre les choses en proportion, que l'origine du conflit est la non-titularisation d'une stagiaire arrivée à la fin de son CDD... (voir Ça tangue sur aircal).

Rares sont les exemples historiques de décolonisation pacifique. La France en a fait à de nombreuses reprises l'amère expérience, en Algérie et en Indochine notamment.
En 1988, la poignée de mains entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur, à l'initiative de Michel Rocard, a ouvert la voie à une période de paix et au destin commun. La rencontre inespérée de grands hommes qui ont eu l'intelligence de se parler à un moment où tout pouvait basculer...

La place que réserve l'Histoire à Monsieur Jodar, dit le grand gourou de l'USTKE, est plus hypothétique. Plus sûrement au fond à gauche, à côté des toilettes.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:18


L'actualité calédonienne est incontestablement monopolisée par les frasques du Robin du bois local, Gérard Jodar. Le leader de l'USTKE (le steak à eux, comme on dit puis, de Nouméa à Poum), également surnommé Oussama Ben Jodar pour ses références marquées si ce n'est au coin du bon sens du moins aux luttes de libération sans but, est en effet sur tous les fronts, pourvu qu'ils soient dégarnis.

Son dernier exploit : l'envahissement du tarmac de Magenta et l'occupation de deux avions d'Aircal (enfin, un seul pour lui, il ne faut quand même pas exagérer).
La réponse de l'état fasciste néo-colonial : son interpellation (ainsi que celle de 27 militants) et 72 heures de garde à vue avant son procès prévu le 16 juin prochain.
































Photo: la Calédosphère


M. Jodar avait-il réellement l'intention de décoller pour, tel Blériot dans son bi-moteur à propulsion hélico-thermique, franchir les océans et se poser sur l'aéroport international de Gaza ? Au micro (bonjour, micro), des militants ont bien voulu donner quelques éléments de réponse : « on voulait décoller, mais voilà, il faut des diplômes pour piloter un avion, on n'a pas réussi », a lancé l'un d'eux. « S'ils avaient eu les clés, ils l'auraient fait », a déclaré un autre. Deux témoins entendus par la justice ont affirmé avoir entendu Gérard Jodar dire : « J'ai mis le turbo en route, dommage que les hélices soient attachées ». Ce dernier, autrefois titulaire d'un brevet de pilote, a répondu aux enquêteurs qu'il s'agissait d'une « plaisanterie ».

Précisons qu'au cours de cette plaisanterie potachière, un engin explosif artisanal a été découvert et que des dommages ont été constatés sur les appareils au moment de leur décollage suivant, imposant une fois de plus une restriction du trafic.

 

Note à l'attention des futurs djihadistes qui voudront se faire péter sur la Casa del sol : pour voler, il faut respecter trois choses :

- Avoir les diplômes

- Avoir les clés

- Détacher les hélices

 

Sur les suites judiciaires, cependant, M. Jodar, soudain moins enclin à la gaudriole, s'est montré beaucoup plus virulent : « il s'agit de politisation de la politique, et c'est intolérable ».

Beaucoup moins intolérable que la poursuite d'une lutte légitime pour sortir kanak et exploités de leur asservissement, cependant : « Il faut que les patrons comprennent une chose : une grève les pénalise plus que nous. Nous, c'est notre activité depuis vingt-cinq ans. On a le temps d'attendre, des années s'il le faut, comme avec les ambulances de Ponérihouen (où le conflit dure depuis avril 2007). »

 

Pour plus de détails sur cette lutte de libération nationale visant depuis vingt-cinq ans à se faire payer les jours de grève, rendez-vous sur :

- la Calédosphère (avec notamment de nombreux commentaires révélateurs de l'état d'esprit ambiant),

- chez JM, comme de bien entendu,

- sur le site des Nouvelles (mots recherchés : Jodar, ainsi que ses synonymes USTKE ou grève générale).

 

 

Pour finir sur une note joyeuse, notre récent périple vanuatais nous a permis de passer entre les gouttes des exactions ci-dessus relatées (mis à part un départ anticipé, quand même).

La prochaine série sera donc essentiellement vanuataise, pour votre plus grand plaisir.
'Tôntion les yeux !

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 03:00
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Début du pont de l'Ascension, judicieusement suivi par deux semaines de vacances scolaires, avions complets : il n'en fallait pas plus pour que l'USTKE sorte du bois.
Après quelques semaines de grève douce, le conflit d'Aircal redémarre en effet de plus bel et les troupes de M. Jodar, le Robin du bois local, ont investi, en attendant mieux, le rond-point de l'aérodrome de Magenta.
Après avoir réussi à faire plier la direction néo-coloniale d'Aircal pour obtenir la réintégration d'une jeune employée kanak qui avait achevé son CDD (voir « ça tangue chez Aircal »), le syndicat qui lutte pour la défense des travailleurs kanak et des exploités entend maintenant faire respecter son droit inaliénable et imprescriptible au paiement de ces jours de grève (plus de deux mois, quand même).

Et, pour cela, l'USTKE promet l'enfer à Aircal (gros titre des Nouvelles Calédoniennes du 15/05/2009).

La grève sera générale, aucun avion ne décollera, menace M. Jodar.
L'effet est immédiat. Du côté des forces de l'ordre, c'est la mobilisation. Les pandores prennent immédiatement position sur les points stratégiques, libèrent l'aérodrome de Magenta partiellement occupé et sécurisent la zone, 24h sur 24.
Du côté des enseignants maréens, c'est panique à bord ! La plupart de ceux qui avaient prévu des vacances hors territoire ont avancé de 24 ou 48 heures leur départ de Maré, de peur d'être bloqué. C'est que l'enfer avait été annoncé de manière très précise : jeudi 21 mai à 00h.
Finalement, à l'heure où je vous parle (de Nouméa, vendredi 22, 10h), tout semble normal mais le pire n'est jamais bien loin. En tous cas, si Dieu et M. Jodar le veulent bien, nous décollerons dans quelques heures de Tontouta, pour aller saluer nos confrères vanuatais.

L'emploi local est une mesure essentielle et nécessaire, inscrite dans les accords de Nouméa. Il n'est pas certain que s'asseoir ainsi sur la légalité, mettre en péril l'équilibre économique et touristique des îles, la libre circulation de ses habitants ainsi que la survie de l'unique compagnie aérienne intérieure du territoire soit la meilleure manière de la mettre en œuvre.

Dernière minute : Nidoish Naisseline, directeur d'Aircal, lassé des débrayages quotidiens d'une heure sur Ouvéa, vient d'annoncer la suspension de la desserte de cette île.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 08:30


Aircal, la célèbre et unique compagnie aérienne locale qui dessert (dans le sens positif du terme, loin de moi l'idée de me montrer médisant) l'ensemble du territoire calédonien en général et les îles Loyauté (dont Maré) en particulier fait face à de graves mouvements sociaux depuis maintenant deux mois.

En cause, notamment, la non-titularisation par la direction d'Aircal d'une salariée kanak, originaire de Maré, dont le CDD s'était achevé. Bien que le caractère éphémère d'un tel contrat apparaisse, sauf erreur toujours possible de ma part, dans son appellation même (sinon, on l'aurait appelé CDI), la notion de priorité à l'emploi local, en Calédonie, vaut tous les contrats en bonnet difforme aux yeux de l'USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanak et des Exploités, oui madame).
Cela a donc entraîné une inévitable montée au créneau dudit syndicat aux célèbres bâches bleu, de nombreuses perturbations de vols au départ de Magenta et quantité de scènes ubuesques avec des départs d'avions vides (lire, pour plus de détails et si ce n'est déjà fait, double insularité de JM Adams).

A l'heure actuelle, l'accès à l'aérodrome de Magenta dont les abords sont toujours occupés par les militants de l'USTKE, ne peut se faire que muni d'un billet et d'un passeport et après avoir montré patte blanche auprès d'un impressionnant et musculeux service d'ordre.

Côté coulisse, ce n'est pas triste non plus.
D'un côté, Le LKS, le parti de Nidoish Naisseline, le président d'Aircal, accuse l'USTKE de propager, à travers ses slogans relatifs à l'incompétence de M. Ihagé (directeur démissionnaire d'Aircal, fatigué d'être « insulté par les siens », ndlr), l'idée selon laquelle « le Kanak serait toujours incompétent ». Nidoish Naisseline conteste, de plus, le fait qu'un président kanak soit obligé d'employer des Kanak.

De l'autre côté, l'USTKE reproche à M. Ihagé d'être un « directeur kanak qui manque de considération pour les Kanak ».

Du côté des usagers, des rassemblements se sont organisés à Magenta, réclamant la liberté de circulation. Parmi les intervenants, Basile Citré, le maire de Maré, qui voit avec inquiétude la fête de l'avocat se profiler à l'horizon.
Cela doit se dérouler ce week-end à Nece, parallèlement aux commémorations des vingt ans de la mort de Yeiwéné Yeiwéné, camarade de lutte de Jean-Marie Tjibaou, assassinés tous deux à Ouvéa le 4 mai 1989.
Les avions d'Aircal sont complets depuis longtemps. Il n'y a plus qu'à croiser les doigts...

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 09:22

 

Alors que l'acte malveillant d'un trader fou a replongé le monde dans les années 29, la Nouvelle-Calédonie, elle, s'empêtre dans des conflits sociaux sans fin.

 

A la grève des agents de la météo, empêchant les avions de décoller, répond une grève des transporteurs aériens, clouant les avions au sol.

 

Au mouvement des fonctionnaires, réclamant de meilleures conditions salariales, réplique une action de la DBAF (Direction du budget) et de la Direction territoriale des services informatiques (DTSI), mettant en péril le versement du salaire de novembre pour 22 000 agents de l'Etat (dont Bob Tazar lui-même !).

 

La grève à la DSF (Direction des services fiscaux) provoque la fermeture de la Régie des tabacs, entraînant des manifs de fumeurs en colère autoproclamés « Otages du Caillou », rien que ça. A ce sujet, et pour bien montrer le caractère apolitique et citoyen de cette association, celle-ci comprend dans ses rangs le très désintéressé Edouard Pentecost, gérant de Pacdis, l'un des trois grossistes en tabac du territoire. Ça ne s'invente pas.

Une réquisition du gouvernement pour approvisionner les prisonniers du Camp-Est, ainsi qu'une dérogation spéciale d'importation directe de tabac pour mettre fin à la crise des fumeurs en manque et la situation est - provisoirement - débloquée. Dans le meilleur des mondes enfumé.

 

Pendant ce temps, les bus de Carsud restent régulièrement à quai, de même que les minéraliers, bloqués au port par la DIMENC.

La DENC (éducation), la DAAJ (affaires juridiques) mettent eux aussi leur grain de poivre dans le bordel, sans oublier la DITTT (transports) qui ne délivre plus ni permis, ni carte grise, ni certificat d'immatriculation. Les ventes de voiture sont paralysées, de même que l'immobilier, victime de la DSF qui n'enregistre plus les actes notariés.

 

Manifs des futurs retraités pour sauver leur indexation, grève à la direction des affaires vétérinaires, même chose dans les banques à partir de lundi, mouvement reconduit hier à La SNL (usine Doniambo)...

Le SBI se soulève, quant au SGEG, il ne s'en laisse pas compter.

 

Les douanes, elles, ne sont pas en grève. Mais leur logiciel de dédouanement est tombé bêtement en panne et ceux chargés de le réparer (à la DTSI) ont débrayé il y a un mois. Les containers sont donc bloqués au port depuis deux semaines, avec toutes leurs marchandises à bord (notamment l'automobile véloce de mon pote Luc, partie de la Réunion il y a quatre mois !).

Des procédures exceptionnelles de dédouanement peuvent cependant être mises en place pour éviter que le pays ne sombre définitivement. Mais, bien entendu, chacun défend son beurre (souvent déjà fondu) et veut passer devant le petit copain : « Si les produits alimentaires et périssables sont prioritaires, les jouets, à l'approche de Noël, ne devraient-ils pas l'être aussi ? s'interroge un gérant de magasin (de jouets), inquiet pour les enfants (cf les Nouvelles calédoniennes de mercredi, « Le père Noël bloqué en douane par la grève »).

En attendant les jouets, l'approvisionnement en matériel médical fonctionne au ralenti, mettant les professionnels de la santé eux aussi dans l'embarras.

 

Dernière en date, la grève des gardiens de stade (!) vient d'entraîner l'annulation des finales du championnat territorial d'athlétisme UNSS et FFA, ce week-end à Magenta (Nouméa). Dommage collatéral, ce sont quatre cent gamins de collèges et de lycées qui se voient privés de ces finales, qualificatives pour les championnats de France avec, pour l'équipe de La Roche, de bonnes chances de médaille dans plusieurs disciplines. Mais, que tout le monde se rassure, le match de 7° tour de coupe de France entre l'AS Mont- Dore et Dunkerque aura bien lieu ce samedi, un accord venant d'être trouvé in extremis. Du pain et des jeux, du tabac et du football... Tant pis pour la jeunesse, les priorités sont claires et, quand l'enjeu est de taille, le gouvernement trouve heureusement des solutions.

 

Et, signe des temps que rien ne va vraiment plus, le postier qui avait depuis neuf mois l'honneur et l'avantage d'affranchir mon courrier, m'a accueilli aujourd'hui, sans la moindre gène, avec un maillot de l'OM flambant neuf sur le dos. La Calédonie barre vraiment en couille !

 

 

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