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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 10:15

VAN 242__

 


Episode précédent

 

Récapitulons.

Les tas de barbaque et de bananes, c’est fait.

La poudre magique dans la gueule des invités, c’est fait.

Le consentement mutuel des époux, on va dire que c’est fait.

Ne reste donc plus, pour clôturer la fiesta en beauté, que le partage du butin entre les différentes composantes des familles. N’oublions pas que cette étape cruciale est la principale raison d’être des mariages coutumiers qui, avant toute chose, scellent des alliances entre clans. On réserve la fille un an à l’avance, on l’achète le jour J et, hop, les clans sont liés ! Si les deux tourtereaux, par le plus grand des hasards, s’aiment d’amour tendre, ça ne gâche rien, bien sûr. Mais on ne va pas non plus paumer du temps à leur demander leur avis, que sinon, on s’en sort plus, merde.

Survenant après les traditionnelles palabres, le partage est l’occasion pour les bénéficiaires (les tontons utérins et la mère de la mariée, sauf erreur de ma part) de récupérer les tas préalablement disposés. Puis, à grands coups de sabre supplémentaires, vite fait sur le gaz, de les scinder en nouveaux tas plus petits qui iront à d’autres bénéficiaires, toujours plus nombreux pour bien embrouiller l’histoire.

A suivre

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:00

VAN 177_

Episode précédent 

(…) Tous ces préparatifs minutieusement achevés, et les tas en place bien comme il faut, les affaires sérieuses peuvent commencer. Discrètement, les mariés ont pris place sous un faré spécialement installé pour l’occasion. La foule des invités commence à défiler dans le calme pour aller les féliciter et leur souhaiter une vie heureuse remplie de petites ignames.

En tête du cortège, pudiquement dissimulées sous un grand manou, se dandinent cinq jeunes filles, probablement l’équivalent de nos damoiselles d’honneur.

Viennent ensuite les porteurs des cadeaux destinés directement aux mariés. Ces présents sont tous plus alléchants les uns que les autres : valises anachroniques renfermant un contenu secret (j’opte pour des régimes de bananes, mais la présence de pièces de bœuf n’est pas à exclure), nattes tressées, râteaux, bassines en plastique…

Les invités, à la queue leu leu, se pressent sous le faré. Ils embrassent les deux tourtereaux et, avant de ressortir, reçoivent en échange et en pleine poire une poignée d’une poudre blanche mystérieuse, ni farine, ni cocaïne, que pour t’enlever ça, après, c’est tout un bordel… Renseignement pris, il s’agit d’une poudre spéciale vendue uniquement pour un usage festif. Lorsque j’explique que, chez moi, la coutume veut que ce soit des poignées de riz que l’on jette sur les nouveaux époux, je déclenche quelques regards surpris devant des mœurs aussi curieuses :

- Ici, le riz, on cuit et on mange lui.

Au bout d’une demi-heure, les derniers invités quittent le faré. Je guette fébrilement l’apparition des deux épousés de frais, histoire de leur tirer le portrait. Je n’aperçois que la jouvencelle, qui apparaît mollement dans un nuage féerique de poussière crayeuse. Visiblement, elle n’a pas mégotté sur la poudre magique. Mariage crayeux, mariage heureux ! Elle irradie, magnifique dans sa robe mission Jean-Paul Gaultier, modèle « Libertine ». Nous assistons émerveillés à un retour en force des imprimés, motifs floraux novateurs aux nuances bicolores d’un bleu délicatement up-to-date, agrémentés d’un gimmick fashion audacieusement mordoré. Son mari et maître, par contre, est aux abonnés absents. Visiblement, il s’est carapaté en douce par derrière.

Alors que, petit occidental romantique qui ne se refait pas, j’exprime à haute voix ma surprise de ne pas voir les néo-mariés sortir ensemble de sous le faré, tendrement enlacés, le regard humide chaviré par un trop plein d’émotion passionnée, pour offrir à la foule avide la vision de leur bonheur torride, j’obtiens cette réponse au charme délicieusement suranné :

«  Maintenant le mariage il est fini, la vie elle redevient normale : les hommes avec les hommes, les femmes avec les femmes. »

 

A suivre

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:48

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Episode précédent

(...) Le trajet n’est pas bien long. Nous stoppons dans la forêt, 300 m après l’aérodrome, dans un petit village faisant partie de Craig Cove et répondant au doux nom de Enmila. J’ai à peine le temps de prendre possession du bungalow que Sam réserve à ses visiteurs que, déjà, les affaires se précipitent : me voilà invité à assister à un mariage coutumier. Départ dans l’heure qui suit pour le village de Baïap. N’étant pas venu jusqu’ici pour me la couler douce, j’accepte avec enthousiasme.

 

Quand on regarde une carte d’Ambrym, Baïap se trouve seulement à quelques encablures de Craig Cove (et donc de Enmila). Lorsqu’il s’agit d’effectuer le trajet en question, dans la benne d’un truck (pick-up local) acheminé pour l’occasion, les encablures se transforment vite en véritable expédition. J’y reviendrai en détail plus tard, lorsque mes lombaires auront repris apparence humaine. Pour l’instant, place à la fête !

 

Sam, sa femme Héléna, de nombreux membres de sa famille et moi-même, après trois-quarts d’heure de trajet, laissons enfin le truck en bord de piste. Nous empruntons alors un petit sentier qui nous mène, à travers la forêt, au village de Baïap. Nous y faisons une entrée très remarquée, accueillis comme il se doit par le chef du village. Ce dernier (le village, pas le chef) ressemble comme deux gouttes de lait de coco à celui d’Enmila, à savoir une dizaine de maisons en bois, construites autour d’une place principale.

 

Les préparatifs vont bon train, les invités acheminant les cadeaux pour les mariés. Pas de trace d’ignames et de billets de banque, comme chez mes camarades kanak, mais des régimes de bananes et des pièces de bœuf à foison, ce qui n’est pas mal non plus. Surtout si l’on n’est pas végétarien. Toutes ces bananes et cette barbaque sont en train d’être réparties en différents tas, à grands coups de haches et de sabres. Ces tas seront ensuite redistribués entre les différents membres des deux familles, principalement les oncles utérins, grands gagnants à la loterie de l’amour. Sans vouloir faire ma mijaurée, on se croirait quand même un peu dans un abattoir. Ça tranche, coupe et sectionne à tour de bras. Mais, si ce n’est pas très raffiné, c’est bougrement efficace ! Et très romantique, puisque ces tas serviront à acheter la mariée, objet de la transaction coutumière.

A suivre...

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 08:00

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Dès l’aérodrome de Craig Cove (prononcé Crécof, en deux éternuements) en vu, à travers le hublot de l’avion à hélices 17 places de la compagnie locale Air Vanuatu (la bien nommée), je comprends que les choses sérieuses commencent véritablement. Une minuscule trouée dans la forêt se terminant dans la mer, rapidement suivie d’une « piste » sans bitume, où herbes folles et nids de poule cohabitent en bonne intelligence...

Le petit appareil rebondit sur le chemin avant de s’immobiliser dans une ornière… Je suis à pied d’œuvre.

Toujours par le hublot, j’aperçois le bâtiment unique et principal de l’aérodrome, un solide hangar de 15 m² regroupant enregistrements (avec balance pour peser bagages et passagers), arrivées, départs, salle d’attente et buvette (pour ceux qui ont amené leur boisson). Un employé zélé se précipite au devant de l’appareil encore fumant, poussant avec diligence la passerelle d’accès à bord, un solide escabeau à roulettes de quatre marches entourées d’une rampe branlante.

 

Bienvenue à Craig Cove, le principal centre administratif de l’île d’Ambrym qui forme, avec ses voisines Mallicolo (Malekula) et Paama la province de Malampa !

 

Une fois mes bagages récupérés sur un chariot servant également à transporter des sacs d’ignames et quelques poules plus hagardes que vives, je me mets à la recherche de Sam, le propriétaire de la guesthouse où je suis normalement attendu avec tous les égards dus à mon rang. Je ne tarde pas à le dénicher, Sam étant l’un des rares employés de l’aérodrome. Les présentations faites avec émotion, nous sautons dans la benne d'un truck, et nous enfonçons dans la forêt qui jouxte l'aérodrome...

 

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A suivre

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 09:00

 

Retour du Vanuatu, après 12 jours intenses et roots bien comme il faut…
Parti dans l’archipel voisin pour renouer avec les bons vieux voyages routards d’antan (profitant en cela de l’absence de Mme Tazar, sagement rentrée en métropole pour raison professionnelle), je dois dire que je n’ai pas été déçu. Sac à dos, authenticité et rusticité étaient bien au rendez-vous, dans une ambiance moyenâgeuse de bon aloi. J’ai été servi au-delà de mes espérances. Plus, ça aurait presque été trop…

Rendez-vous dès demaîn prochain pour le débriefing en règle, photos à l’appui. Cela commencera par l’île d’Ambrym et se poursuivra avec sa voisine Mallicolo (Malekula, pour les anglophones).

Reste connecté, tu ne le regretteras pas…

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 09:30

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Episode précédent

Après une courte pause, mise à profit pour s’imprégner bien comme il faut du caractère un brin surnaturel des lieux (et, plus prosaïquement, pour pisser un coup), nous entamons l’ascension dans un sol cendreux qui roule sous nos pieds. Aucune difficulté technique particulière, si ce n’est des vapeurs de souffre de plus en plus présentes, qui piquent les yeux et grattent le nez. On se protège tant bien que mal avec nos sweat-shirts, noués à la palestinienne.

 

Conseil (qui ne mange pas de pain) aux prochains candidats à l’expédition : munissez-vous d’un masque de plongée. Vous serez beaucoup plus à l’aise et, en plus, vous ferez rire les copains !

 

Toutes les deux minutes, environ, une forte explosion fait trembler la terre. Mais on n'aperçoit toujours rien. Ce n'est qu'une fois arrivés sur la ligne de crète que l'on peut enfin profiter du spectacle. Il est extraordinaire ! Des gargouillis de magma en fusion, en contrebas, et, à intervalles réguliers, une forte explosion qui ébranle le volcan et vomit des jets de lave.
La nuit est maintenant tombée, rendant la scène encore plus impressionnante...


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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 08:00

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Episode précédent

Après 2 heures de tape-cul, au sommet d’un col abrupt, un magnifique point de vue s’offre à nous, sans aucun supplément. D’un côté la mer, de l’autre la forêt et, dans le lointain mais quand même un peu perdu dans les nuages, le petit gars Yasur, tout éructant.
Nous continuons notre périple et finissons par atteindre un gigantesque plateau, où un désert de sable (de cendres ?) s’étend à perte de vue. Le volcan est en point de mire.

Les dix dernières minutes sont effectuées à fond les ballons, comme une étape du Dakar, en faisant quand même gaffe de ne pas se manger une des roches, de plus en plus nombreuses à mesure que l’on se rapproche, qui égaient le parcours. Elles ont été expulsées du cratère comme de vulgaires pépins, lors des éruptions les plus sévères. Mais, aujourd’hui, les conditions sont idéales : temps clair et alerte de niveau 1 (sur une échelle de 0 à 4), la meilleure ! Cela signifie que l’accès à la bordure du cratère est autorisé, sans avoir besoin de sortir le parapluie mais en ayant quand même la garantie d’un spectacle de qualité.

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Un dernier tronçon de piste à gravir. Phénomène extraordinaire, elle est toute fumante. Des nuages de vapeur sortent en effet de terre, enveloppant notre 4X4 et donnant à la scène un caractère fantasmatique.
Des grondements sourds se font entendre. Nous sommes maintenant à pied d’oeuvre, au pied du Yasur.

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A suivre…

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 08:00

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Episode précédent

Le Yasur est une vieille connaissance. Nous nous étions en effet rendus en mai 2009, Madame Tazar et moi-même, en mission d’exploration sur Tanna, 235 ans à peine après l’arrivée de l’inénarrable James Cook.

Plutôt que d’imiter bêtement le glorieux ancêtre et d’accoster à Port Resolution, comme aurait fait n’importe qui, nous avons préféré emprunter la voie des airs. Sur la piste de l’aéroport de Port Vila (sur l’île principale d’Efate), un gigantesque Twin Otter de 12 places de la compagnie Air Vanuatu, sagement dissimulé derrière un vrai avion, nous tend les ailes. Les premiers instants de surprise, de crainte et de panique passés, Madame Tazar accepte finalement de se glisser à bord, aidée en cela par un splendide escabeau de trois marches, fait main en contreplaqué véritable.

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Un petit vol récréatif et sans histoire de 45 minutes et nous voilà rendus.

 

Installation du camp de base à l’Evergreen, à deux pas de l’aérodrome, location d’un 4X4 avec chauffeur par l’intermédiaire du gîte, et en route, mauvaise troupe ! Nous traversons l’île de part en part, en empruntant ce qui semble être la seule « route » du coin. La seule piste, pour être plus exact. Une piste boueuse et défoncée, comme il se doit. 4X4 obligatoire, tant pis pour l’empreinte carbone ! Les véhicules dignes de ce nom sont rares sur l’île, la plupart possession des gîtes et à destination des visiteurs étrangers. Pour l’autochtone de base, il reste le cheval, la charrette et la marche à pied (qui entretient bien la santé).

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50 bornes, 2h30 de route, je te laisse calculer la moyenne horaire… En chemin, nous faisons une courte halte dans la tribu de notre chauffeur, histoire de faire connaissance avec sa (nombreuse) famille.

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A suivre...

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 08:00

 

Mai 2010 : l’Eyjafjöllpschitt, un volcan islandais au nom délicat comme un éternuement de catarrheux, sème la panique dans toute l’Europe. Son éruption provoque un magistral nuage de cendres qui va entraîner pendant plusieurs jours la fermeture de la plupart des aéroports européens. Un bordel sans nom, ni plus, ni plus. Sagement planqué aux antipodes, j’ai, je ne te le cache pas, accueilli cette nouvelle, en direct des télescripteurs de LCI, avec le léger ricanement propre aux planqués qui ne risquent rien. Bien mal m’en a pris, je le confesse maintenant humblement. La sanction divine fut terrible et immédiate :

« Après le chaos aérien dû au volcan islandais en Europe, un nuage de cendres volcaniques en provenance du Yasur a contraint Aircal à annuler hier soir son vol pour Maré. De son côté, le pilote du vol pour Lifou a préféré faire demi-tour face à un voile de fumée à l’approche de l’île. »

(Les Nouvelles calédoniennes, 31 mai 2010)

 

Pour les lecteurs peu au fait des choses du Pacifique, voici quelques petites précisions sur le sujet, qu’ils pourront toujours ressortir à l’occasion pour briller en société :

- Le Yasur est un volcan actif situé à Tanna.

- Tanna est l’une des 83 îles qui composent le Vanuatu (anciennes Nouvelles-Hébrides).

- Le Vanuatu est un archipel voisin, majestueusement disposé au nord-est de la Nouvelle-Calédonie et à un jet de salive de Maré.

 

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Voilà, tu sais (presque) tout, maintenant.

La caractéristique principale de ce Yasur est qu’il est le volcan actif le plus accessible au monde. C’est tout à son honneur. Il culmine en effet péniblement à 365 m de hauteur, ce qui permet de le gravir en un gros quart d’heure de vingt minutes, la fleur au fusil. Sans doute jaloux de la subite notoriété de son illustre confrère islandais, le petit Yasur a donc décidé lui aussi, en cette fin mai, de faire chier son monde. Et il s’est mis à cracher encore plus fort que d’habitude. C’est ainsi qu’à la longue liste des impondérables pouvant menacer à tout moment la bonne marche des liaisons aériennes d’Aircal entre Nouméa-Magenta et les îles Loyauté (panne, grève, météo, maintenance, chien…), s’ajoutent maintenant les éruptions volcaniques du Vanuatu. Nous voilà bien !

 

 

A suivre, le reportage sur place, comme si tu y étais…

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 01:27
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- Ai-je bien fermé l'eau en partant ?


Voilà l'interrogation inquiétante, bien que peu légitime, qui m'a subitement cogné l'esprit, derrière les oreilles là où ça fait le plus mal, alors que nous étions sur le point d'atteindre courageusement le sommet de la cascade de Mélé, sur les hauteurs de Port-Vila, en haut à gauche en sortant du Duty free. Tu y comprends quelque chose, toi ?

J'aurais pourtant dû redoubler de prudence et me concentrer sur la grimpette finale (après une marche tranquille d'une vingtaine de minutes sur un sentier bucolique, il faut, pour continuer l'ascension, se foutre dans l'eau jusqu'aux genoux et se tracter à l'aide d'une corde providentielle pour ne pas glisser et disparaître bêtement en hurlant dans les flots tumultueux), mais non, voilà que je pense à mes problèmes de robinetterie. Ce n'est pas très sérieux.

A ma décharge (privée) il faut quand même savoir que la profession de plombier (comme celle de garagiste, de boucher ou de garçon-coiffeur) est passablement inconnue à Maré, rendant le moindre détail de la vie quotidienne comparable à une expédition en solitaire au fin fond de la forêt tropicale de Guinée-Bissau, armé d'un cure-dent.

Mais madame Tazar, quant à elle, de nature beaucoup moins sensible aux basses tracasseries matérielles du quotidien, ne se laisse pas distraire, garde toute sa concentration et arrive fièrement au sommet, sans même être décoiffée.

L'honneur étant sauf, nous pouvons enfin baigner la cascade.

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Les bons tuyaux pour l'ami Pierrot
Pas de tuyau aujourd'hui, môssieur Pierrot voyage avec des copines qui organisent tout.

Et encore plus de photos de cascades...
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