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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 02:46


Suite à l’excelllente (avec 3 « l », elle l’a bien mérité) étude de mon éminent confrère le professeur Adamsky, relative au coût de la vie à Maré, (In « le panier de la ménachère », blog de la famille Adams, art. du 10/11/2008), de laquelle il ressortait, à peu de choses près, que la vie à La Roche est plus chère qu’à Nouméa, elle-même plus chère qu’à Bourgoin-Jallieu, de nombreuses réactions ont vu le jour, la plupart marquées au coin du bon sens.
Pour résumer, et ne conserver que les miennes (qui, jusqu’à preuve du contraire, sont celles auxquelles j’ai la faiblesse d’attacher le plus d’importance), on peut classer ces réactions en une catégorie :
quid du prix de l’alcool ?

Car, si l’ethnocentrisme regrettable qui suinte de cette - pourtant remarquable - étude, passant sans vergogne par perte et profit la différence de 60 F relevée à la pompe entre une bouteille de Mont-Dore vendue dans le (grand) nord à La Roche (chez Poujapoujane), et la même cédée dans le sud à Nece (chez Sophie), peut être mis sur le compte d’une regrettable étourderie ne tirant finalement que peu à conséquence, que dire alors du silence assourdissant concernant la valeur marchande d’une bonne vieille bouteille de denrée liquide alcoolisée ? Non que cette dernière présente un quelconque intérêt pour moi (rassure-toi, maman), plus préoccupé que je suis par la hausse du cours du baril que par celui de la « Numéro Un » (en français dans le texte) ou de la « bouteille carrée », mais quand même. J’aime que les choses soient faites jusqu’au bout et cette omission de l’illustre Adamsky me laisse songeur, c’est plus fort que moi.

Voulant en avoir le cœur net, en ce samedi 29 novembre, et après une dure première partie de journée employée à m’assurer que le soleil atteignait bien le zénith du tropique du Capricorne pile poil au dessus de la piscine du Nengone village, marquant de ce fait, dans cet hémisphère renversé, la venue de l’été, je me rends, accompagné de Madame Tazar, chez Poujane-Poujane, le paradis de la ménagère.
Poujane-Poujane (également appelé Central Euromaré, pour tromper l’ennemi), situé à La Roche, est une des trois petites surfaces de l’île (une petite surface étant une grande surface de petite taille), les deux autres étant « Trop Tard » de Tadine et Golf, le concessionnaire Peugeot comme son nom ne l’indique pas, de Wabao.

A pied d’œuvre, je me rue le cœur battant vers le rayon alcool, non pour m’y abreuver tel le soiffard moyen, mais pour y recueillir les précieux renseignements manquants pour compléter cette étude. Les sens en éveil, j’essaye de détecter immédiatement tout signe ostentatoire tels que étiquette, inscription ou panonceau, pouvant m’éclairer dans mes recherches. Hélas, un large drap, aussi blanc qu’intrigant, s’offre à mes pupilles avides et dilatées.
« Alcool férmé » puis-je décrypter sur ledit drap, inscription péremptoire tracée à la hâte sur l’immaculé linceuil et ornée d’une petite tête de bonhomme facétieux, supposée apporter une légère touche d'humour à cette annotation déprimante et, ainsi, mieux faire passer la pilule.



Me revient alors en mémoire un article lu le matin même dans les Nouvelles calédoniennes, je cite de mémoire (j’ai très bonne mémoire) : « L’alcool interdit dans tout le pays. Depuis hier (vendredi), 16 heures, et jusqu’à lundi, à l’aube, l’alcool est interdit à la vente sur l’ensemble du territoire. »
Depuis septembre, en effet, des mesures de restriction de vente d’alcool sont prises le week-end pour lutter contre l’avinage sauvage et ses conséquences (le tapage diurne, le tapage nocturne et le tapage sur la tête), mais ces mesures étaient toujours limitées à une ou deux communes du territoire (Nouméa, la plupart du temps, où, c'est bien connu, on ne sait pas boire). Cette généralisation soudaine et, surtout, son application à Maré où, habituellement, les plus grandes libertés sont prises avec la Loi républicaine, me stupéfie littéralement.
Je suis stupéfait, donc.
Et, partant du principe qu’il faut toujours remettre à demain ce que l’on ne peut pas faire le jour même, je remets mon étude à plus tard. Non sans avoir une petite pensée émue pour l’éthylique tabacophile, qui, par les temps qui courent, a décidément bien des tracas.

Dépité, j’erre entre les rayons, repensant à la mésaventure survenue au Grand Maître Adamsky, contraint de payer son vieux bout de chaume plastifié 1 140 F (9,55 €). Quelle avanie !
C’est sûr qu’une mésaventure pareille ne risque pas de m’arriver. Tout d’abord parce que, de près ou de loin, puant ou pas, je déteste cordialement toutes les formes, même les moins abouties, de fromages, qui, d’ailleurs, me le rendent bien. Ensuite, parce que, faisant définitivement fi des vieux réflexes culiniers métropolitains, je me suis résolument tourné vers la nourriture LO-CA-LE ! Et puis c’est tout !

Ce que je mets immédiatement en pratique pas plus tard que tout de suite, en me ruant vers le stand des langoustes. 2 500 balles le kilo, 20 malheureux € de chez vous, vous m’en mettrez deux, je parle de langoustes, merci madame. CQFD et qu’on ne vienne plus me dire que la vie est chère à Maré !


Satisfait de mon acquisition, je me suis alors lancé à la recherche de Madame Tazar, qui, il faut le savoir, n’aime rien moins que flâner au grès de ses envies dans les galeries marchandes qu’elle côtoie plus qu’à son tour, de Kourou à Maré en passant par Juan-les-Pins, en s’immergeant pleinement dans les rayons tentateurs.
Je finis par la retrouver dans le secteur « habillement », un profond carton aguicheur disposé entre le rayon des œufs et celui des fromages. Son regard dubitatif, devant un ensemble de petits bas mignons tout plein, cache habilement son profond intérêt pour le distingué bout d’étoffe, très tendance. 500 francs pièce, 4,19 €, à ce prix là, je la connais bien, elle ne va pas hésiter à se faire plaisir et à prendre également le haut assorti. Ce que je l’encourage d’ailleurs à faire au plus vite. Il serait dommage de se priver !




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Published by Bob Tazar - dans Découvrir Maré
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commentaires

Jeannie 27/12/2008 17:21

Tu n'as vraiment pas de coeur de nous faire saliver à l'évocation des langoustes à un si bas prix! Pour nous ici c'est un mets de luxe à moins de prendre des surgelées de Cuba mais ce n'est pas le top.
Déguste les en pensant à moi j'en aurais presque le gôut. Bises Jeannie

Bob Tazar 28/12/2008 23:51


Des surgelées de Cuba ??? Tu veux que je téléphone à JP Coffe, ou quoi ?
Bises.


Tatie Nicole 09/12/2008 08:40

Je n'ai rien de particulier à répondre à Bob Tazar partageant entièrement ses points de vue ,je m'adresse aujourd'hui à Madame ;j'espère,chère Bobette,que tu as acheté le short qui visiblement,sur la photo,a été taillé pour toi que tu as ajouté-vu le prix-plusieurs petits hauts et quelques coupons que tu auras le loisir de transformer en "tenues typiques "avec une touche "parisienne à la mode"comme tq sais si bien le faire ...Bob ne nous a pas dit comment tu accommodes les langoustes à Maré...Gros bisous à tous les deux.Tatie Nicole.

Bob Tazar 09/12/2008 08:42


Si je ne parle pas de la manière d'accomoder les langoustes, c'est par pure charité chrétienne. Mais c'était fin bàn !
Bises.


Stefanny 08/12/2008 11:42

Oui bon, mais du moment qu'il n'y a pas pénurie de perrier, tu vas tenir le coup ! Y a du perrier dis-moi, hein y en a ????? :) Bises.

Bob Tazar 09/12/2008 08:49


Oui, il y a du Perrier. Oui ! Ouiii !!!


Bege 06/12/2008 14:05

salut bob (et bobette),
Maman (la tienne) va être rassurée. Voici deux jours, elle m'avait téléphonné pour me dire, entre autres choses très intéressantes, que tu était silencieux depuis plusieurs jours.Je vois que ta plume est toujours alerte.Tant mieux, je suis donc rassuré aussi.Ce soir avec tonton JC et domi nous penserons bien à vous : Condrieu et Chateau Brabaire Ducru pour accompagner Homards (de bretagne) et fromages (du pays).La crise... quoi!
Bisous de Simone et bernard

Bob Tazar 07/12/2008 07:08


Maman (la mienne) te téléphone pour te dire que je suis silencieux ? Comme c'est bizarre...
Heureusement que tu l'as rassurée !
Bonne soirée à vous 4 et faites quand même gaffe à la crise. De foie.
Bises.


Jerome Dancette 06/12/2008 08:49

Pas d'alcool le Week-end, quel horreur !!!

Bob Tazar 07/12/2008 07:05


Et oui, c'est parfois bien dur, le paradis !